Selon Charles Saint-Prot

Les droits historiques du Maroc sur son Sahara sont incontestables

,MAP, LE MATIN
02 Novembre 2015
Charles-Saint-Prot_Sahara.jpg Charles Saint-Prot a mis l'accent sur le plan d'autonomie des provinces du Sud, une proposition reconnue par tous les observateurs objectifs en tant que «seule solution appropriée». Ph : atlasinfo.fr

«Il n'y a jamais eu de nation sahraouie, pas même de peuple mais des tribus, souvent mixtes berbères et arabes - et faisant allégeance au Sultan du Maroc», a relevé Charles Saint-Prot, expert français

Les droits historiques du Maroc sur son Sahara sont incontestables d'autant plus que, depuis plus de douze siècles, le Royaume est le seul Etat constitué qui existe entre la Méditerranée et le fleuve Sénégal, a souligné l'expert français Charles Saint-Prot.

 «Il n'y a jamais eu de nation sahraouie, pas même de peuple mais des tribus, souvent mixtes berbères et arabes - et faisant allégeance au Sultan du Maroc», a-t-il relevé dans un article publié dans le dernier bulletin de l'Observatoire d'études géopolitiques (OEG), ajoutant que beaucoup de fondateurs de ces tribus étaient originaires du nord de l'oued Drâa. 

L'autorité de l'Etat marocain s'est constamment affirmée de Tanger au fleuve Sénégal et ce n'est qu'à la fin du 19e siècle, puis au début du 20e siècle que le Maroc a été victime des partages des puissances coloniales, a rappelé Charles Saint-Prot, notant qu'avant la colonisation et même jusqu'au début des années 1970, toutes les puissances considéraient le Sahara comme partie intégrante du Maroc. 

«Ce n'est que dans les années 1970 qu'a été conçu le complot séparatiste, inventé par l'Algérie et le bloc communiste», a-t-il expliqué, estimant que la question du Sahara n'est que la conséquence d'une politique anti-marocaine commencée dès l'indépendance de l'Algérie. La question de la décolonisation des territoires du Sahara marocain étant réglée avec le retour des territoires du Sud à la mère-patrie, après la glorieuse Marche Verte lancée par feu S.M. Hassan II, un conflit va prospérer sur la base d'une ingérence étrangère cherchant à créer une sécession, a poursuivi  Charles Saint-Prot, ajoutant que la question du Sahara marocain n'est pas un problème de décolonisation mais une tentative de sécession manipulée de l'extérieur. 

«Au fil des ans, la question est, également, devenue un enjeu de politique intérieure algérienne, d'autant que certains dans l'appareil politico-militaire en tirent de grands profits», a-t-il indiqué. 

Charles Saint-Prot a, aussi, mis l'accent sur le plan d'autonomie des provinces du Sud dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de son unité nationale, une proposition reconnue par tous les observateurs objectifs en tant que «seule solution appropriée pour en finir avec ce triste reliquat de la guerre froide entretenue par la seule Algérie». 

Cette solution est de plus en plus indispensable en raison des menaces de déstabilisation qui s'amoncellent dans la région sahélo-saharienne, a-t-il affirmé, ajoutant que la proposition marocaine constitue une chance à saisir «pour sortir de l'impasse et mettre un terme à un conflit artificiel qui n'a que trop duré».  





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