Présentation du projet «Médigène»

,LE MATIN
03 Mars 2014
Dr-Abdelhamid-Barakat-et-Hassan-Rouba.jpg Dr Abdelhamid Barakat, chef de division des maladies non transmissibles, et Hassan Rouba, chef de service de génétique humaine et de biologie moléculaire.

Le projet «Médigène» lancé en 2012 en collaboration avec l’Institut Pasteur du Maroc va permettre aux spécialistes de mieux comprendre les causes génétiques et environnementales de certaines maladies comme le diabète et l’obésité des populations du pourtour méditerranéen dont le Maroc fait partie. Le projet «Médigène», cofinancé par la Commission européenne, se propose d’étudier les déterminants génétiques et environnementaux du syndrome métabolique dans les populations du pourtour méditerranéen. Dix-neuf participants issus de douze pays (dont le Maroc) participent à ce projet, réunissant les compétences d’anthropologues, de généticiens, de cliniciens et de démographes.

Au Maroc, c’est le Laboratoire de génétique humaine et de biologie moléculaire de l’Institut Pasteur à Casablanca qui a eu la chance de collaborer à ce projet, à travers les travaux des Dr Abdelhamid Barakat, chef de division des maladies non transmissibles, et Hassan Rouba, chef de service de génétique humaine et de biologie moléculaire. Ensemble, les différents acteurs de ce projet vont tenter d’identifier les gènes de susceptibilité et les marqueurs génétiques de prévention. «La population méditerranéenne est soit sensible, soit protégée de l’obésité ou encore du diabète en raison de facteurs encore inconnus. Cette étude, je l’espère, va nous permettre de mieux comprendre ce phénomène.

Les migrations modernes sont des sources extraordinaires pour comprendre la collision entre les facteurs génétiques et le style de vie ou alimentaires de ces populations», explique le Dr Florin Grigorescu, coordinateur de projet «Médigène». Pour ce faire, un logiciel créé par la société intactile va permettre de rentrer les différentes données de patients marocains résidant au Maroc (nom, prénom, âge, poids, taille, régime, etc.) afin de les comparer à celles des patients ayant émigré dans l’un des onze pays restants, nous explique Christophe Fagot, pour Intactile Design France. Les résultats de cette étude de 48 mois devront être révélés en fin d’année, voire début d’année 2015.





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