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Lagarde évoque une taxe carbone

La directeur général du FMI n'y voit pas simplement un argument écologique mais un moyen pour les Etats de constituer des «matelas de sécurité» en cas de crise.

Lagarde évoque une taxe carbone
La présidente du FMI, Christine Lagarde, et le président de la BM, Jim Yong Kim, lors d'un débat sur le changement climatique au sommet FMI-Banque mondiale à Lima, au Pérou. Ph : AFP

La patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a estimé mercredi que c'était le «bon moment» pour introduire une «taxe carbone» afin de financer la lutte contre le réchauffement climatique tout en redressant les finances des Etats.

«C'est simplement le bon moment pour introduire une taxe carbone», a déclaré Christine Lagarde lors de l'assemblée générale FMI-Banque mondiale à Lima, au Pérou, à deux mois de la conférence de Paris sur le climat.

Selon la dirigeante, cette contribution permettrait aux ministres des Finances du globe de reconstituer les «matelas de sécurité» budgétaires qui ont été durement affectés par le récent ralentissement économique mondial.

«Les ministres des Finances cherchent des sources de revenus, c'est le propre des ministres des Finances (...) qui ont toujours besoin de matelas de sécurité pour combattre la prochaine crise», a détaillé Christine Lagarde.

La dirigeante a affiché sa préférence pour une taxe par rapport au système concurrent d'un marché carbone en vigueur notamment en Europe et où les entreprises s'échangent des quotas d'émissions de CO2 moyennant finances.

«Je sais que beaucoup de gens préféraient le système d'échanges de quotas d'émissions mais nous pensons que la taxation de carbone serait bien meilleure», a estimé Christine Lagarde.

Selon la dirigeante, cet impôt pourrait permettre de contribuer au fonds de 100 milliards de dollars par an que la communauté internationale s'est engagée à mettre sur pied d'ici à 2020 pour freiner le réchauffement climatique. Quelque 61 milliards ont pour l'heure été réunis, a révélé l'OCDE mercredi.

Christine Lagarde a, également, estimé que c'était «le bon moment» pour supprimer les subventions aux prix énergétiques qui pèsent, selon le FMI, 5.400 milliards de dollars qui sont actuellement «perdus».

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