Management

Comment gérer les facteurs de stress

Propos recueillis par Mohamed Sellam,LE MATIN
29 December 2016 - 16:39
les-facteurs-de-stress.jpg Nous avons tous notre propre façon de nous comporter. En revanche, s’il y a une chose qui ne change pas, c’est que le stress va impacter notre façon d’être. Et c’est le premier élément permettant d’identifier qu’un collaborateur est sous stress.

Surcharge de travail, perte de contrôle, manque de reconnaissance, instabilité et insécurité de l’emploi… Les exemples d’exposition aux facteurs de stress en entreprise sont multiples et peuvent mettre les collaborateurs en difficulté. D'où le besoin d'identifier et de comprendre ce qui génère cet inconfort. «Une fois le problème identifié, il est possible de proposer un plan d’action adapté assez rapidement», souligne Gilles Rialland, directeur général TTI Success Insights Maroc. Le point.

Éco-Conseil : Quels sont les différents facteurs de stress en entreprise ?
Gilles Rialland : Nous avons tous des zones de confort et d’inconfort différentes. La pression qui s'exerce sur nous ne va logiquement pas être créée par les mêmes choses. On va donc distinguer sept facteurs récurrents, générateurs de stress :
• La demande : quand le salarié se retrouve «noyé» sous ses tâches, souffrant d’une charge de travail inadaptée.
• L’équilibre entre efforts et récompenses : quand un collaborateur est frustré de ne pas voir son implication reconnue.
• Le manque de contrôle : quand un employé a un rôle trop pesant, l’empêchant d’être efficace et épanoui.
• Le changement d’organisation : les rôles de l’entreprise ont été modifiés, créant une souffrance pour les équipes qui n’arrivent pas à se faire aux changements.
• Le manager : un responsable impose une pression trop forte sur un, voire plusieurs collaborateurs.
• Le manque de soutien : le salarié est en inconfort, car il ne se sent pas soutenu.
• La sécurité de l’emploi : l'employé ne parvient pas à valoriser ses acquis, a du mal à se projeter.

Quels sont les risques ?
Il existe évidemment de nombreuses réponses à cette question. On a tous entendu parler de burn-out, de dépression ou d’autres situations d’inconfort extrême pour un salarié. Les risques sont donc multiples. Nous réagissons tous de manière différente et avons tous notre propre manière de gérer ce stress. Mais la constante reste que le stress est à voir comme un signal d’alarme. Un collaborateur sous stress est un collaborateur en difficulté. Et si on ne fait rien, la situation ne peut qu’empirer. Les difficultés s’accumulent, le mal-être s’installe et le salarié souffre de plus en plus. Or, passé un certain niveau de tension, il devient plus qu’essentiel d’agir avant que la situation ne devienne trop douloureuse pour l’employé concerné.

Comment y remédier ?
Nous sommes tous différents. Nous avons donc tous notre propre façon de nous comporter. En revanche, s’il y a une chose qui ne change pas, c’est que le stress va impacter notre façon d’être. Et c’est le premier élément permettant d’identifier qu’un collaborateur est sous stress. Une fois cette situation repérée, il ne s’agit pas de seulement observer, mais de réellement comprendre ce qui crée cet inconfort. Il peut s’agir d’un élément perturbateur assez récent qui est venu bouleverser le quotidien d’un salarié. On parle ici des sept facteurs de stress énoncés précédemment. Une fois le problème identifié, il est possible de proposer un plan d’action adapté assez rapidement.
Cependant, le stress peut également résulter d’un problème non pas issu de l’environnement, mais de la personnalité du collaborateur lui-même :
• Son comportement n’est pas en adéquation avec son environnement de travail.
• Ses motivations ne correspondent pas à celles requises pour ses missions.
• Il ou elle ne s’estime pas en mesure de réaliser les tâches qui lui sont confiées.
Dans ces situations, le problème est plus profond, car lié au savoir-être du collaborateur. Il est donc important d'effectuer une observation approfondie afin de comprendre ce qui génère cet inconfort. Ainsi, un réajustement des missions ou une mobilité interne pourra être envisagé.







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