Rapport

Le Maroc, un des principaux bénéficiaires des projets de l’UpM

,LE MATIN
06 Juillet 2016
Fathallah-Sijilmassi.jpg Fathallah Sijilmassi, SG de l'Upm.

L’Union pour la Méditerranée vient de publier son rapport d’activité 2015 qui fait le point sur les réalisations de cet ensemble régional. Il en ressort que le Maroc a été parmi les principaux bénéficiaires des projets mis sur pied par l’Union.

L'Union pour la Méditerranée (UpM) a rendu public, depuis son siège à Barcelone, son dernier bilan d’activité (pour l’année 2015) daté du 30 juin. Dans ce rapport, l’organisation méditerranéenne souligne que la région fait actuellement face à des défis sans précédent, liés non seulement au terrorisme, à l'extrémisme et à la migration irrégulière, mais aussi à des problématiques environnementales et socio-économiques telles que le changement climatique et le chômage des jeunes. «Face à ce constat, il convient de rappeler avec force l’existence d’un potentiel largement inexploité en termes d'opportunités à saisir dans la région. Une intégration régionale plus forte est plus que jamais essentielle pour assurer un meilleur avenir socio-économique en Méditerranée, condition nécessaire pour la stabilité de la région», souligne le rapport de l’UpM.

Le document met ainsi en relief l’ensemble des actions menées pour répondre aux exigences qu’impose ce contexte. Jusqu'à la date d’aujourd’hui, les 43 États membres de l’Union ont approuvé 45 projets de coopération représentant plus de 5 milliards d'euros d'investissements pour la région, dont 22 sont déjà en cours de mise en œuvre. Ces derniers concernent plus de 100.000 citoyens dans le domaine de l'emploi chez les jeunes et de la croissance inclusive, 50.000 personnes dans le domaine de l'autonomisation socio-économique des femmes et mille PME de la région, qui bénéficieront du soutien dans leur développement. Selon les données de 2014, 80% des projets mis sur les rails par l'UPM incluent le Maroc en tant que bénéficiaire à hauteur de 26 projets. En effet, le Royaume avait bénéficié, dans ce cadre, d’une enveloppe de l’ordre de 600 millions d’euros. Ce qui classe le Royaume en tête des partenaires de l'UpM, suivi de la Tunisie, de la Jordanie et de l’Égypte. Il s'agit de projets qui concernent la promotion de l'emploi des jeunes, les femmes, les infrastructures urbaines, l'environnement, le soutien aux petites et moyennes entreprises. Mieux encore, cinq nouveaux projets labellisés en 2015 par les 43 membres de l’UpM incluent le Maroc comme pays bénéficiaire. Ils concernent la promotion de l’emploi, l’investissement privé, l’éducation et la formation professionnelle, le secteur alimentaire, la logistique... Rien que dans le cadre du projet de développement de l'employabilité des jeunes et compétences entrepreneuriales, selon les objectifs fixés par l’UpM, 154 entrepreneurs ont en bénéficié et plus de 400 emplois ont été créés. Le rapport d’activité parle également de projets à venir. Il focalise dans ce sens sur l’importance de l’achèvement de la section centrale de l’axe autoroutier Trans-Maghreb qui relie le Maroc, l'Algérie et les réseaux autoroutiers tunisiens. Projet présenté comme d’une importance stratégique pour la région euro-méditerranéenne et qui devra constituer un corridor autoroutier à même de relier tous les pays du Maghreb.

Le rapport souligne qu’en 2015, la phase d'étude a commencé pour la section marocaine, qui va d’Oujda à la frontière algérienne. Les plans actuels indiquent que les études économiques seront achevées dans la seconde moitié de 2016. Aussi, dans le cadre de l’Initiative de financement des projets en milieu urbain (UPFI), le rapport d’activité souligne que le projet de développement de la vallée du Bouregreg a été en 2015, le troisième projet à recevoir le label de l’UpM dans le cadre de l'UPFI. Sur un autre registre, le rapport d’activité de l’UpM relève que l’Organisation a également contribué activement à la promotion du dialogue et de la coopération dans la région en réunissant régulièrement des partenaires et des parties prenantes, dont plus de dix mille parlementaires, représentants de gouvernements, d'organisations internationales, d'institutions financières, du secteur privé, de la société civile, des universités et d’experts internationaux.





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