Technopole Foum El Oued-Laâyoune

Le sud a sa cité du savoir et de l'innovation

Saïd Naoumi,LE MATIN
04 November 2016 - 18:56
Technopole-Foum-El-Oued-Laayounex-.jpg 5 février 2016 : S.M. le Roi Mohammed VI procède, dans la commune de Foum El Oued, au lancement des travaux de réalisation de la technopôle Foum El Oued-Laâyoune.

La date du 5 février 2016 restera gravée dans la mémoire de la commune Foum El Oued à Laâyoune. S.M. le Roi y a procédé ce jour au lancement des travaux de réalisation de la technopole Foum El Oued-Laâyoune, une cité du savoir et de l'innovation au service du développement des provinces du Sud. Le projet, qui vient accompagner celui du complexe industriel intégré de production d'engrais à Phosboucraâ, a pour vocation de soutenir le développement économique des régions du Sud en répondant aux spécificités du territoire.

Le 5 février 2016. Une date à marquer d'une pierre blanche pour la commune de Foum El Oued (Laâyoune). C'est que le Souverain y a donné le coup d'envoi des travaux de réalisation de la technopole Foum El Oued-Laâyoune, une cité du savoir et de l'innovation au service du développement des provinces du Sud. Investissement : pas moins de 2 milliards de dirhams. Le projet, qui vient accompagner la réalisation du complexe industriel intégré de production d'engrais à Phosboucraâ, a pour vocation de soutenir le développement économique des régions du Sud en répondant aux spécificités du territoire. Il traduit surtout la volonté de Sa Majesté le Roi d'assurer un développement durable et intégré aux régions du Sud en encourageant l'investissement et l'initiative privée, en renforçant les compétences et les potentialités des jeunes et en favorisant la protection et la valorisation du patrimoine local.

Située à 18 km de la ville de Laâyoune, la future technopole comportera un Pôle d'enseignement et de recherche autour de thématiques liées à l'environnement saharien, un Pôle de soutien au développement économique des régions du Sud, un Pôle culturel ainsi que des infrastructures sociales. La plateforme offrira, par ailleurs, de nombreuses retombées notamment en termes de création d'emplois et d'investissements. Elle devrait mobiliser près de 1,8 million j/h en phase de construction et générer pas moins de 1.200 emplois permanents à l'horizon 2022. Dans une première phase au coût de 655 millions de DH, la technopole abritera l'Université Mohammed VI Polytechnique Laâyoune, un Lycée d'excellence et un Centre de compétences industrielles. Sa capacité d'accueil est de 360 élèves pour le lycée et de 200 pour les classes préparatoires aux grandes écoles. Le Lycée d'excellence devra contribuer au renforcement de l'offre de formation d'excellence dans les régions du Sud et à la promotion de la diversité sociale et du mérite. Pépinière de talents, ce Lycée d'excellence (3 ha) comprendra des résidences (internat des élèves et logements de fonction), un restaurant, une bibliothèque, des espaces médico-techniques, des locaux administratifs, ainsi que des équipements sportifs (salle omnisports, piscine semi-olympique, piste d'athlétisme).

Le Centre de compétences industrielles est destiné, pour sa part, à former des opérateurs usine et salle de contrôle, des agents de maîtrise exploitation, des opérateurs de maintenance, des agents de maîtrise maintenance industrielle et des cadres supérieurs. Les formations dispensées graviteront autour de différentes filières : génie mécanique et soudage, génie électrique et électronique, génie des procédés industriels, opérations minière et énergétique. Par ailleurs, le Centre de compétences industrielles de Laâyoune (7 ha) viendra accompagner le développement des nouvelles unités industrielles du groupe OCP et soutenir les initiatives d'innovation et de développements industriel et technologique de Phosboucraâ, de son écosystème et des partenaires africains du groupe.

Le Souverain a procédé le même jour à la pose de la première pierre de l'Université Mohammed VI Polytechnique Laâyoune. Établissement d'enseignement de référence, cette université (550 millions de DH) répondra aux besoins de formation supérieure et de recherche académique dans la région et sera orientée vers la recherche, l'innovation et la formation dans des domaines scientifiques et techniques relatifs aux zones arides et sahariennes. Elle comportera des salles de cours, des amphithéâtres, deux résidences estudiantines, un restaurant universitaire, un espace sportif, un centre de recherche et développement comportant des laboratoires et une unité de recherche, une ferme expérimentale et un centre de conférence. L'Université a choisi de développer des programmes de recherche et développement autour de secteurs stratégiques (agriculture, eau, énergie) lui permettant de s'ériger comme une institution de référence et de rayonner sur le territoire national et le voisinage subsaharien. D'une capacité de 2.500 étudiants-chercheurs, cette université affiche l’ambition de nouer des partenariats en recherche et développement avec des institutions nationales et internationales qui lui permettront de se déployer comme un centre de ressources académiques innovant. 







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