Stratégie nationale pour l’emploi

Mobilisation générale en faveur de l’employabilité des jeunes

,LE MATIN
20 Aout 2016
Strategie-nationale-pour-lemploi.jpg 13 juin 2016 : S.M. le Roi Mohammed VI procéde, à Kénitra, au lancement des travaux de construction d’un Centre de formation professionnelle dans les métiers de l'automobile, un projet destiné à la qualification des jeunes de la région dans des métiers d’avenir porteurs d’emplois.

La problématique de l'emploi des jeunes nécessite un engagement collectif et volontariste des acteurs économiques et sociaux. La mise en place d’une Stratégie nationale pour l’emploi s’inscrit dans la droite ligne de l'approche préconisée par Sa Majesté afin de garantir des conditions de vie dignes aux jeunes, à travers une meilleure intégration socioprofessionnelle.

La Stratégie nationale de l’emploi (SNE) à l’horizon 2025 se veut globale et multidimensionnelle, de manière à intervenir sur les différents leviers de l’emploi, notamment en ce qui concerne l’offre, la demande et le fonctionnement du marché du travail. Elle a pour ambition «d’aller au-delà des traditionnelles politiques actives du marché du travail et de la question de la primo-insertion des diplômés pour cibler l’ensemble des actifs et tous les secteurs de l’économie». La nouvelle feuille de route vise à promouvoir l’emploi décent à travers une croissance riche en emplois productifs et de qualité, l’accroissement de la participation des jeunes et des femmes au marché du travail, le renforcement de l'égalité dans l'accès à l’emploi et la réduction des disparités territoriales d’emploi.

Le but étant de créer les conditions de mobilisation et d'inclusion du potentiel humain du pays dans l'effort de production de richesse, et à renforcer et maintenir de la cohérence et de la convergence des politiques macro-économiques, sectorielles et sociales. En chiffres, la Stratégie nationale de l’emploi se donne comme objectif de créer 200.000 emplois annuellement à l’horizon 2025, dans les secteurs agricole, industriel, des BTP et des services. Résultat : une amélioration du taux d’activité des femmes et des jeunes et une réduction des effectifs de chômeurs et de sous-employés. Pour ce faire, la SNE se décline en quatre objectifs stratégiques, à savoir la promotion de l’emploi productif et décent, la valorisation du capital humain, l’amélioration de l’efficacité des programmes actifs de l’emploi et de l’intermédiation du marché du travail, et le développement du cadre de la gouvernance du marché du travail. Un enjeu de taille qui nécessite de prendre «des mesures au niveau macroéconomiques et des secteurs pour préserver et développer la création d'emplois dans les secteurs concurrencés par l'étranger, renforcer l'encadrement des PME et promouvoir la création d'emplois de services au niveau territorial, services à la personne, aux entreprises et à l'environnement», selon la SNE.

À ce titre, des programmes seront mis en place en complémentarité avec les programmes sectoriels déjà engagés en faveur des PME et des TPE en vue de favoriser une meilleure intégration socioprofessionnelle de la main-d'œuvre qualifiée, des femmes et des jeunes. Participative dans sa démarche, la Stratégie nationale de l’emploi ne peut aboutir sans l'engagement de l'ensemble des acteurs intervenant dans l’écosystème de l’emploi. Car, comme le souligne l’étude de diagnostic sur la situation de l’emploi au Maroc préalable à la formulation de la SNE, «le défi de l’emploi ne pourra être relevé que dans le cadre d’une approche partenariale qui rompt avec l’approche sectorielle qui a prévalu jusqu’à présent».



Les projections de la SNE relatives à la population active sur la période 2015-2025

Les projections de la population active sur la période 2015-2025 établissent la nécessité de créer au moins 200.000 emplois nouveaux par an. Ainsi, pour donner une image simplifiée de la situation en chiffres ronds, sur les 600.000 jeunes arrivant à l'âge de travail chaque année : • 70.000 jeunes contribuent à l'augmentation de la population scolarisée de plus de 15 ans (allongement de la durée moyenne des études) ; • 330.000 jeunes remplacent des personnes quittant le marché du travail, dont 150.000 remplacent des retraits du marché du travail dus à l'âge, 80.000 remplaceraient des émigrants et 100.000 remplaceraient la sortie de l'activité de jeunes femmes prenant le statut de femme au foyer ; • 210.000 jeunes devraient occuper des emplois nouveaux.

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