Énergies renouvelables

200 milliards de dollars de projets dans la région MENA

Abdelhafid Marzak,LE MATIN
28 Juillet 2017
Energies-renouvelables.jpg Malgré les importantes réserves d'hydrocarbures, la région a tardé à adopter les énergies renouvelables.

La région Moyen-Orient et Afrique du Nord s’active dans les énergies renouvelables. Les projets en cours de réalisation ou prévus totalisent 67 GW de capacité. Des investissements qui permettront à la région de relever la part, aujourd’hui à 7%, des énergies renouvelables dans la capacité de production installée actuellement.

La région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) compte un total de 67 GW de projets existants et prévus d’énergies propres. C’est ce que révèle un rapport que vient de publier le cabinet MEED (Middle East business intelligence). Cette capacité envisagée est appelée à augmenter au cours des cinq prochaines années puisque des projets sont en cours pour combler la demande croissante de la région, indiquent les auteurs.
Intitulé «Renewable Energy in the Mena Region 2017», le document estime à 200 milliards de dollars le budget nécessaire pour la réalisation de l’ensemble des projets énergétiques existants et programmés dans la région. Sans compter les investissements nécessaires pour la mise à niveau des réseaux électriques en vue d'augmenter leur capacité.

L'étude sur laquelle s’est basé le rapport a examiné près de 12 pays, qui avaient une capacité de production installée totale de 271.761 MW en 2015, dont un peu plus de 7% provenaient d'énergies renouvelables. La majeure partie de cette capacité est générée par l'hydroélectricité.
Malgré les importantes réserves d'hydrocarbures, la région a tardé à adopter des énergies renouvelables, a souligné l’étude. Et sur les projets lancés ou en cours de lancement, seuls le Maroc en Afrique du Nord et Abu Dhabi et Dubaï aux Émirats arabes unis ont initié des projets solaires avec des capacités supérieures à 100 MW, rapporte pour sa part Khaleej Times.

Les projets marocains observent une courbe d’évolution soutenue. Début juillet, le Fonds pour les technologies propres (Clean Technology Fund - CTF) a approuvé un prêt de 25 millions de dollars pour le projet solaire Noor Midelt Phase I (www.lematin.ma). Le CTF fait partie des fonds d’investissement climatiques dont la Banque africaine de développement (BAD) est l’une des agences d’exécution. La capacité de Noor Midelt Phase I a été revue à la hausse pour atteindre 800 MW. Outre une capacité thermosolaire entre 150 et 190 MW, chacune des deux centrales de ce projet devra être dotée d’une puissance photovoltaïque de 150 à 210 MW. 





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