Festival de fado au Théâtre national Mohammed V

Carminho, Luís Guerreiro et ses invités pour ravir le public de Rabat

Ouafaa Bennani,LE MATIN
19 Avril 2017
fado.jpg Le guitariste portugais Luís Guerreiro.

Pour le plus grand plaisir de ses nombreux fans, le fado s’invite, jusqu’au 21 avril dans la capitale. De célèbres noms de ce style musical, tels Carminho, Luís Guerreiro et ses invité Maura et Rodrigo Costa Felix se produiront sur la scène du Théâtre national Mohammed V.

Durant le Festival du fado, lancé mercredi 19 avril, les organisateurs vont livrer, en parallèle aux concerts programmés, toute l’histoire du fado. Et ce, à travers une exposition qui vient directement du Musée du Fado, illustrant cette odyssée, depuis ses débuts jusqu’à nos jours. Tous les moyens et supports par lesquels est passée la consécration de la chanson urbaine de Lisbonne sont offerts au regard du large public de Rabat : partitions, affiches, gazettes, photographies, revues, enregistrements musicaux, radiodiffusion, cinéma et télévision, montrant par cela l’importance et le rayonnement du fado dans les circuits de la world music.

Le jour de l’ouverture du festival a également été marqué par la projection, à l’Institut Cervantès de Rabat, du film «Mísia la voix du fado» de Carmen Castillo. On y découvre un portrait détaillé de la carrière de la chanteuse de fado Mísia, tout en emportant le spectateur dans les multiples maisons de fado, répandues dans Lisbonne, où Mísia se fait accompagner par ses musiciens. Cette production présente également l’univers musical de l’artiste, ainsi que l’influence de la littérature et des arts plastiques. «Avec qu'elle voix» de Nicholas Oulman est le deuxième film qui dévoile les multiples passions du père de Nicholas, notamment les livres, la musique et plus précisément Amália Rodrigues, avec qui il a étroitement collaboré pendent plusieurs années.

Les deuxième et troisième jours de cet événement seront respectivement marqués par deux grands concerts : le premier intitulé «Guitare portugaise : Luís Guerreiro et invité», en compagnie de Maura et Rodrigo Costa Felix. Le second avec le célèbre «Carminho». Rappelons que ce Festival du fado, qui existe depuis 2011, a choisi cette année de parcourir sept métropoles d’Europe et d’Amérique latine, avec comme dernière escale le Maroc où il est organisé pour la première fois. D’où le choix de la thématique «L’Histoire du fado», afin de faire découvrir l’histoire de ce genre musical qui a beaucoup de fans au Maroc. Soulignons qu’au cours de la même année de création de ce festival, le fado fut consacré comme patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco. Depuis cette distinction prestigieuse, cette musique continue son brillant périple sur les grandes scènes du monde et progresse dans l’étude de son histoire.

D’où la programmation, à chaque événement réservé au fado, de conférences animées par des spécialistes qui
racontent l’histoire et l’actualité de cette musique.
Pour cette édition marocaine, deux conférences sont prévues sous l’intitulé de «Maisons de fado» par
Rodrigo Costa Felix et «L’histoire du fado» par Rui Vieira Nery.





E-MATIN
Feuilletez LEMATIN
comme si vous le teniez
entre les mains

L'édition du
22 Avril 2017
est maintenant disponible
pour les abonnés