L’Alliance africaine pour le développement de la formation professionnelle voit le jour à Meknès

Samir Benmalek,LE MATIN
18 Avril 2017

Le Président guinéen et président en exercice de l’Union africaine, Alpha Condé, et Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, ont présidé mardi 18 avril à Meknès au lancement de l’Alliance africaine pour le développement de la formation professionnelle. Regroupant actuellement 15 pays, cette alliance qui bénéficie de l’appui financier de la Banque islamique du développement reste ouverte à l’ensemble des pays du continent et vise à combler le déficit en formation au bénéfice des jeunes.

C’est en terre marocaine et en présence d’Alpha Condé, le Président guinéen et président en exercice de l’Union africaine, que l’Alliance africaine pour le développement de la formation professionnelle a vu le jour en marge de la douzième édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM).

Larbi Bencheikh, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale chargé de la Formation professionnelle, a estimé que cette Alliance, formée actuellement de 15 pays, qui reste ouverte à l’ensemble des pays du continent, constitue une nouvelle opportunité pour l’amélioration des compétences des jeunes africains et leur employabilité. Larbi Bencheikh a également rappelé que l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) entretient des relations avec 35 pays d’Afrique avec lesquels 54 conventions spécifiques ont été signées «au cours de ces cinq dernières années, 400 formateurs et cadres technico-pédagogiques ainsi que 2.000 jeunes stagiaires ont bénéficié d’une formation», a-t-il indiqué. L’OFPPT a participé à la mise en place de 8 établissements de formation sectoriels au Mali, au Sénégal, en Guinée-Conakry, à Madagascar, en Éthiopie, au Nigeria et au Gabon. Ces centres sont créés par la Fondation Mohammed VI pour le développement durable.

Pour Bandar Al Hajjar, président de la Banque islamique de développement (BID) qui appuie financièrement l’Alliance, la lutte contre le chômage des jeunes, qui est de 14%, reste le défi majeur à relever : «Lorsqu’il s’agit d’investir dans la formation, la quantité ne doit pas se faire au détriment de la qualité. Il y a actuellement un déséquilibre entre l’enseignement et les exigences du marché du travail», a souligné Bandar Al Hajjar avant de prendre part à la signature de la convention du lancement de cette Alliance avec les représentants des 15 pays fondateurs, dont le Maroc. La BID est actuellement présente dans 57 pays.

Les pays membres fondateurs de l’Alliance sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Djibouti, le Gabon, la Guinée-Bissau, le Maroc, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.





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