Conférence de Rabat pour le développement durable

La mobilité en Afrique préoccupe

,LE MATIN
17 Mars 2017
Rabat-pour-le-developpement-durable.jpg La part du transport routier passera de 6 à 10% en 2050, sous l'effet de l'essor du commerce infrarégional, en particulier en Asie et en Afrique.

La «Conférence de Rabat pour le développement durable» organise, le 21 mars à Rabat, sa quatrième édition sur le thème de la mobilité durable en Afrique, ses enjeux et évolutions. L’Afrique est confrontée à un double défi : offrir les moyens de transports, propres et à moindre coût, à une population de plus en plus mobile et concevoir autrement l'urbanisme jusque-là consommateur d’espace et fragilisant les équilibres dans les espaces naturels.

«Les nouvelles technologies vont-elles aider l’Afrique à rattraper son retard en matière de mobilité, comme cela a été le cas en matière de téléphonie ?» C'est à cette interrogation et à beaucoup d'autres que la Conférence de Rabat pour le développement durable, une ONG marocaine, et le ministère de l’Équipement et du transport se proposent de répondre, le 21 mars à Rabat, lors de la rencontre sur le thème «Quelles évolutions pour la mobilité durable en Afrique ?» Le transport routier, tous secteurs confondus, concentre plus de 80% de la consommation d'énergie en moyenne. Ce mode de locomotion responsable de plus de 90% des émissions de CO2. De plus, les émissions de CO2 imputables au transport terrestre de voyageurs à l'échelle mondiale progresseront dans une proportion comprise entre 30 et 110%. «Actuellement, 85% du trafic international de marchandises est effectué par mer.

La part du transport routier passera de 6 à 10% en 2050, sous l'effet de l'essor du commerce infrarégional, en particulier en Asie et en Afrique, où les réseaux ferroviaires sont sous-développés», selon des prévisions réalisées par le Forum international des transports auprès de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Dans le cas de l'Afrique, la question de l’accès à la mobilité, notamment pour les plus démunis, se pose avec acuité d'autant que le modèle de l'urbanisme  jusque-là adopté a généré un phénomène «préoccupant d’étalement urbain», selon le préambule de la Conférence de Rabat.

«Ce modèle consommateur d’espace et fragilisant les équilibres dans les espaces naturels repose sur l’utilisation du véhicule particulier (...) Le transport de marchandises, quant à lui, se fait presque exclusivement par la route, malgré les efforts fournis pour le développement du transport par voies ferroviaire et fluviale», poursuit le document qui conclut que la mobilité durable ne peut donc pas se résumer à la seule promotion de modes de transports alternatifs à la voiture particulière. La Conférence de Rabat cite parmi les solutions alternatives la maîtrise de l’espace et l’aménagement du territoire, le changement des comportements face à la mobilité et la promotion des véhicules propres.





E-MATIN
Feuilletez LEMATIN
comme si vous le teniez
entre les mains

L'édition du
28 Juillet 2017
est maintenant disponible
pour les abonnés