Énergie hydroélectrique

La stratégie africaine à la loupe

,LE MATIN
15 Mars 2017
Energie-hydroélectrique.jpg

La Conférence internationale et exposition sur l’eau et l’énergie, Africa 2017, se tient jusqu'à ce jeudi à Marrakech, en présence de plus de 650 participants en provenance de 66 pays, dont une trentaine du continent africain.

La Conférence internationale et exposition sur l’eau et l’énergie, Africa 2017, a donné lieu à un débat autour de questions se rapportant aux aspects techniques, financiers, économiques, environnementaux et sociaux des ressources en eau et du développement de l'hydroélectricité, aux besoins du continent en la matière et aux défis auxquels il se trouve confronté. Avec plus de 600 millions de personnes sans électricité, l'Afrique est confrontée au défi de l'accès à l'énergie alors qu’elle recèle l’un des potentiels les plus élevés au monde en énergie hydraulique grâce à ses fleuves. Le continent, qui dispose de quoi fournir une énergie propre et parmi les moins chères, n'utilise que 5% de son potentiel hydroélectrique.

Le secteur hydroélectrique «constitue, si nous le développons ensemble, un gage de développement humain pour le continent africain», a souligné la ministre de l’Eau, Charafat Afailal. La place de l’hydroélectricité dans le développement du secteur énergétique n’est plus à démontrer avec 16,6% de la production électrique mondiale et 78% de la production d’électricité renouvelable dans le monde, a-t-elle dit. L’hydroélectricité a également de multiples avantages liés à la sécurisation de l’accès à l’eau potable, la protection de la population, la production de l’énergie électrique et le développement de l’agriculture irriguée. Le président de la Commission internationale des grands barrages (ICOLD), Anton J. Schleiss, a estimé que l’Afrique dispose d’une panoplie d’ingrédients lui permettant de devenir «le continent leader» en matière de production d’énergies renouvelables et que, de par ses énormes potentialités, elle pourrait jouer un rôle clé dans l’amélioration de la sécurité énergétique.

Le président de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Linus Mofor, a plaidé pour le développement de nouvelles stratégies résilientes au climat et pour la réalisation d’une infrastructure climato-résiliente dans la perspective d’atteindre les Objectifs de l’Agenda 2030 de développement durable et de l’Agenda 2063 qui se veut un plan d’action destiné à construire une Afrique prospère et unie, fondée sur des valeurs communes et un destin commun. Africa 2017 est organisé par la Fondation anglaise «Aqua-Media International» et l'ICOLD, avec l’appui du ministère de l'Eau, de l'Office national de l’électricité et de l’eau potable ainsi que du Comité marocain des grands barrages.                              





E-MATIN
Feuilletez LEMATIN
comme si vous le teniez
entre les mains

L'édition du
17 Aout 2017
est maintenant disponible
pour les abonnés