Lutte contre la contrefaçon des médicaments

Le Maroc dispose d’un arsenal juridique assez étoffé

Hajjar El Haïti,LE MATIN
16 Avril 2017
Lutte-contre-la-contrefacon-des-medicaments-b.jpg Le Maroc fait partie des premiers pays signataires de la convention sur la contrefaçon des produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique.

«La Sécurisation des circuits de distribution des médicaments en Afrique et dans la région» a été le thème d’une rencontre organisée dernièrement par le ministère de la Santé pour rappeler les différentes mesures prises pour lutter contre la contrefaçon des médicaments au Maroc.

La Direction du médicament et de la pharmacie relevant du ministère de la Santé a organisé jeudi dernier, en marge de la deuxième édition des Amip Pharma Days, une conférence sur la Sécurisation des circuits de distribution des médicaments en Afrique et dans la région. Cette rencontre a été l’occasion pour ce département de rappeler qu’au Maroc, le médicament fait l’objet d’une réglementation assez étoffée et rigoureuse régissant tous les aspects liés à sa fabrication, son importation, sa détention, sa distribution et sa dispensation. «Le médicament constitue une composante très importante de la politique sanitaire du ministère de la Santé. Il fait également l’objet d’une politique pharmaceutique nationale élaborée en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le circuit pharmaceutique est contrôlé et sécurisé. Il est régulièrement inspecté et le non-respect du dispositif législatif et réglementaire est sévèrement sanctionné par le législateur. En effet, le Maroc dispose d’un arsenal juridique diversifié et assez étoffé qui lui a permis d’être à l’abri de la contrefaçon», indique la Direction du médicament et de la pharmacie, qui prend en charge la sécurité des personnes en matière de médicaments et des produits de santé, et exerce, à ce titre, ses missions dans le domaine de la lutte contre la contrefaçon en vérifiant leur qualité en termes d’efficacité et de sécurité.

«Le contrôle de qualité s’exerce à différents niveaux pour assurer une qualité optimale pour tous les médicaments mis sur le marché marocain. Le Laboratoire national du contrôle des médicaments (LNCM) créé depuis 1969 a un rôle incontournable et déterminant dans le processus de qualité, d’évaluation technique et d’expertise. Il fait partie des laboratoires préqualifiés par l’OMS et accrédités par la direction européenne de la qualité du médicament (EDQM) pour effectuer des contrôles s’inscrivant dans une démarche qualitative et sécuritaire préconisée par les instances internationales. Cette notoriété acquise a permis au médicament marocain d’être classé zone Europe en ce qui concerne les standards de qualité et exportable vers des pays d’Europe, d’Afrique, du Maghreb et du Moyen-Orient. Par ailleurs, les responsables des établissements pharmaceutiques et les pharmaciens d’officine jouent un rôle important dans la lutte contre la contrefaçon en sécurisant la chaîne pharmaceutique à travers la vente de médicaments et de produits de santé autorisés», poursuit le département du ministère de la Santé qui affirme que toutes ces mesures ont contribué à sécuriser le marché national du médicament et des produits de santé et à le prémunir des effets de la contrefaçon. «Des cas isolés de médicaments introduits illégalement en contrebande ont été identifiés principalement au niveau des zones frontalières avec certains pays voisins.

Des actions concertées avec tous les départements concernés (douanes, police, santé...) ont été menées pour contrecarrer ce phénomène isolé de contrebande aux frontières», indique la même source. La conférence a également été l’occasion de rappeler que le Maroc fait partie des premiers pays signataires de la convention sur la contrefaçon des produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique, connue sous le nom de «Medicrime». Ainsi, le 13 décembre 2012, le Maroc était le premier pays du Maghreb et le deuxième pays africain à avoir signé cette convention qui constitue le premier traité international qui érige en infraction pénale la fabrication, l’offre, le trafic de produits médicaux contrefaits, la falsification de documents et la contrefaçon, la fabrication et la distribution de produits médicaux en violation des normes de sécurité. 





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