El Jadida

Le Moussem Moulay Abdallah Amghar bat son plein

,LE MATIN
09 Aout 2017
Le-Moussem-Moulay-Abdallah-Amghar-.jpg Lors de la fantasia, haute en couleur et riche par son intensité, la technique ancestrale de la fauconnerie était à l'honneur.

Le coup d’envoi du moussem Moulay Abdallah Amghar a été donné, lundi dernier, dans une ambiance festive et hilarante. Et c'est dans un cadre féerique que des milliers de personnes ont tenu à suivre, avec joie et plaisir, le rituel de la «Tbourida». Ainsi, les cavaliers se sont «affrontés» dans une ambiance de fête populaire, témoignant de l’attachement aux valeurs de notre civilisation et de nos traditions. Évidemment, c'est le cheval, fidèle compagnon de notre histoire, qui est à l'honneur lors du moussem.

Lors de cette fantasia haute en couleur et riche par son intensité, la technique ancestrale de la fauconnerie était aussi à l'honneur. Et ce sont les Chorfa Kouacem qui se sont mobilisés pour montrer au public cet art qui requiert un savoir-faire et un long et patient dressage des faucons. Les visiteurs du moussem ont ainsi découvert la passion de la fauconnerie durant ce grand rassemblement populaire. La province d’El Jadida peut se vanter d’avoir cette tradition nationale inscrite sur la liste du patrimoine immatériel de l’Unesco.

Outre la fantasia, les «Hlaqi» et les soirées musicales, la chasse au faucon constitue l’un des plus grands attraits du moussem Moulay Abdellah Amghar. Il est difficile d’oublier l’extraordinaire sensation que l’on éprouve lorsque ce noble rapace se posa sur le poing du grand fauconnier Mohammed El Ghazouani, président de l’Association des fauconniers Lakouassems d’Ouled Frej, grâce auquel de nombreux jeunes fauconniers ont décidé de porter le flambeau, suivant en cela la voie de leurs parents ou grands-parents qui se sont forgé un nom sur la scène nationale et internationale. Une relève qui s'est confirmée lors des différentes festivités du moussem. L’histoire de la fauconnerie dans les Doukkala remonte à des centaines d’années. Bien que son importance ait souvent régressé pour reprendre de plus belle, son essence et son romantisme perdurent au Maroc jusqu’à nos jours.

Les visiteurs ont ainsi l’occasion de voir des démonstrations de fauconnerie dans le «Mahrek», terrain des arts équestres traditionnels, où ils peuvent constater le lien exceptionnel qui unit ces oiseaux majestueux à leurs maîtres. Le spectacle fascinant du duel entre le faucon et sa proie s’offre au public dans l’inoubliable cadre de l’un des joyaux historiques marocains, l’ancienne ville de Titnefetr (Aïn El Fitr). 

Abdelmajid Nejdi





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