Irak

Les intempéries freinent l'armée irakienne à Mossoul

,LE MATIN
16 Mars 2017
Irak-bon-2.jpg Les forces pro-gouvernementales, appuyées par les moyens de la coalition internationale sous commandement américain, ont lancé une contre-offensive le 17 octobre 2016. Ph. AFP

De fortes pluies se sont abattues jeudi sur Mossoul, freinant la progression des forces gouvernementales irakiennes qui s'efforcent toujours d'encercler la vieille ville où sont retranchés les combattants du groupe terroriste autoproclamé «État islamique» (EI).

L'avancée de l'armée irakienne à Moussoul, en plus des pluies, est également ralentie par la résistance des djihadistes qui multiplient les attentats à la voiture piégée et des sabotages de bâtiments, ont rapporté des officiers irakiens. Les hommes de la police fédérale et de la Force de réaction rapide, les unités d'élite du ministère irakien de l'Intérieur, ne sont plus qu'à 500 mètres de la grande mosquée Al Nouri où le chef de l'EI Abou Bakr Al Baghdadi s'était autoproclamé calife, pendant l'été 2014, et en haut de laquelle flotte encore l'étendard noir des combattants islamistes. Les forces pro-gouvernementales, appuyées par les moyens de la coalition internationale sous commandement américain, ont lancé une contre-offensive le 17 octobre dernier. Après avoir repris en une centaine de jours les quartiers situés sur la rive gauche du Tigre, elles se sont lancées le 19 février à la conquête de la rive droite. Bagdad a annoncé mercredi avoir repris un troisième pont sur le Tigre.

Le Pont de fer relie la partie orientale de Mossoul, reconquise en janvier par les forces gouvernementales, à la vieille ville, sur la rive occidentale du fleuve. Selon le général Haïdar Dhirgham, de la police fédérale irakienne, les troupes de Bagdad ont depuis progressé en tenaille vers la vieille ville, mais sont exposées à la résistance des djihadistes. Jeudi matin, ces derniers ont lancé trois attaques kamikazes à la voiture piégée. La progression de l'armée a ensuite été ralentie par les voitures piégées par l'EI, les bombes dissimulées dans des bâtiments et le long des artères de la ville, avant d'être stoppée par les fortes pluies qui s'abattent sur la ville. Les djihadistes ont de leur côté tenté de contre-attaquer, notamment en tirant des obus de mortiers auxquels les forces gouvernementales ont riposté. Bagdad estime à 6.000 le nombre de djihadistes toujours présents dans le dernier bastion urbain de l'EI en Irak. Des milliers d'habitants de Mossoul ont fui ces derniers jours pour rejoindre les lignes des forces gouvernementales, mais il est trop tôt pour dresser un bilan du nombre de pertes civiles. 





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