Salon international de l’édition et du livre

Réda Dalil signe «le Job» et «Best-seller» au stand des éditions le Fennec

,LE MATIN
16 Février 2017
Lecrivain-Reda-Dalil.jpg L’écrivain Réda Dalil, auteur des romans «le Job» et «Best-seller».

L’écrivain marocain Réda Dalil, Prix de la Mamounia 2014, signe ses deux romans «le Job» et «Best-seller» au Salon international de l’édition et du livre, au stand des éditions le Fennec. L’occasion pour les passionnés de la littérature marocaine d’expression française de rencontrer cet écrivain inspiré.

Le Salon international de l’édition et du livre (SIEL) se veut un lieu convivial d’échange et de rencontre entre les écrivains, les éditeurs, les professionnels du livre de tous bords et le grand public. Cette année, nombreuses sont les rencontres programmées dans ce sens, à l’image de celle qu’ont organisée les éditions le Fennec au sein de son stand, jeudi, consacrée à la signature des deux romans à succès de Réda Dalil, «le Job» et «Best-Seller». «Le Job» est le tout premier roman de Réda Dalil qui raconte, en 224 pages, l’aventure d’un jeune Casablancais, Ghali, en quête d’un travail stable. Le tout avec un mélange d’humour noir, d’autodérision et de satire. Un mélange inattendu dont l’efficacité s’avère cruelle. Dans «le Job», il s’agit également de la condition humaine, ce combat farouche que mène l’individu contre la fatalité du destin. Retranché du monde du plaisir et livré à la merci des circonstances, Ghali ne perd pas espoir, même embrumé par les nuages de l’angoisse, voire la dépression.

«Du coup, lorsque la fatalité frappe, il est démuni face à ce destin qui semble s'acharner contre lui. Tout se passe comme si sa déchéance était inscrite quelque part, désirée par une volonté supérieure. J'aime confronter mes personnages à ce type de déterminisme. Ghali a beau se débattre, consentir des efforts herculéens pour s'extirper de l'ornière dans laquelle il s'enfonce, rien n'y fait, on a décidé pour lui qu'il ne s'en sortirait pas aussi facilement. Philosophe, il endure, mais continue à rêver d'une embellie», indique Réda Dalil. Ce premier roman a eu à la fois un succès critique et commercial et à valu à son auteur le Prix de la Mamounia 2014 et celui de Gros Sel belge du public. Le second roman de Réda Dalil, «Best-seller», tout aussi prometteur, lui a valu la mention spéciale du jury dans le cadre de la quatrième édition du Prix de la littérature arabe. Autofiction et satire sociale, cet opus, paru aux éditions Le Fennec, décrit la superficialité des milieux bourgeois et intellectuels et explore le côté friable de la réussite. Le tout dans un style léger, tranchant et élaboré. Dans le livre, il est question d'un écrivain, Bachir Bachir, dont le don d'écriture s'évapore brusquement. Quitté par sa muse, en proie à un vague à l'âme abyssal, endetté jusqu'au cou, plongé dans une dépression gigogne, il n'aura d'autre choix pour s'en sortir que d'écrire un roman à succès. C'est d’ailleurs de cette obsession à produire un best-seller qu'illustre le titre du roman. Cet opus, pour Réda Dalil, c’est aussi deux ans d’écriture, de réécriture, d’angoisse…

La thématique centrale de «Best-seller», à savoir le syndrome de la page blanche, est inspirée du vécu de l'auteur. «J'ai moi-même, après la parution de mon premier roman, “le Job”, été victime d'un blocage aussi total qu'inexplicable. Il me semblait que tout ce que j'écrivais était d'une médiocrité crasse. Chaque mot, chaque phrase étaient gommés, réécrits, limés, polis, à un degré qui devenait insoutenable. Aucun souffle, aucune joie ne se dégageaient de mes écrits de cette époque, juste un ressassement infini de sujets lugubres et déprimants. J'impute cette situation assez insolite au plafond d'attente que j'avais créé avec le succès de “Le Job”. Il me fallait absolument revenir avec un travail de qualité au moins égale», ajoute-t-il. Pour lui, cette exigence a tari son verbe. Il a donc décidé d'en faire un livre. C'est ainsi que «j'ai fait du personnage central de “Best-seller”, Bachir Bachir, une sorte de double romanesque soumis aux mêmes contraintes d'écriture que moi. Très vite, en objectivant mon trouble de la sorte, j'ai réussi à lever le blocage. Mais ce ne fut pas de tout repos». Dans «Best-seller», Réda brosse le portrait d’un écrivain et, à travers lui celui de la littérature au Maroc, l’édition, la presse, la crise de lecture… C’est ce que confirme son auteur. Pour lui, ce livre, outre l'intrigue principale, s'attarde sur des territoires qui lui sont bien connus : le journalisme et l'édition.


Progamme de vendredi

• Salle Edmond Amran El Maleh 10 h-13 h
EUNIC/Cultures pour vivre ensemble
Un programme de rapprochement des sociétés et de promotion de la coexistence mutuellement enrichissante à travers la culture.
Organisé par le groupe Instituts culturels nationaux de l’Union européenne, en collaboration avec le ministère de la Culture.

• Salle Ibn Battûta 11 h-12 h 30
La CEEAC à l’honneur
L’intégration et les changements culturels entre les pays de l’Afrique centrale
Avec : Cremilda de Lima (Angola), Aguinaldo Cristóvão (Angola) et Lucio B. Neto Amado (Sao Tomé-et-Principe).
Modérateur : Saïd Benabdelouahed (Maroc).

• Salle Edmond Amran El Maleh 17 h-18 h
Maroc-Espagne : Cultures croisées
Avec : Fernando Iwasaki (Espagne), Juan Cruz (Espagne), Román Gubern (Espagne), Habib Mazini.
Organisé par le ministère de la Culture, l’ambassade d’Espagne et l’Institut Cervantès.

• Salle Ibn Battûta 16 h 30-17 h 30
Autour d’un livre
Patrimoine vivant du Maroc : éléments de la liste représentative du patrimoine immatériel de l’Unesco.
Sous la direction de Saad Hossini et Ahmed Skounti. Rabat, ministère de la Culture, 2016.
Avec : Fatima Aït Mhand, Ahmed Skounti.
Modérateur : Mustapha Nami.

• Salle Afrique 18 h-20 h
Autour d’un livre
«Une saison ardente, “Souffles”, 50 ans après.»
Avec : Abdelkader Retnani (directeur des Éditions la Croisée des chemins), Karine Joseph (directrice des Éditions du Sirocco), Mostafa Nissabouri, Younes Ajarrai et Abdellatif Laâbi.
Modérateur : Abderrahman Tenkoul.
Organisé par le ministère de la Culture en collaboration avec La Fondation Laâbi pour la culture.

• Salle Ibn Battûta 18 h-19 h 30
Autour d’un livre
«Saveurs du monde». Rabat, Cercle diplomatique de bienfaisance, 2017.
Avec : Yolanda Guardione Jah (représentante de la Fondation de la culture islamique), Giselle Poinsot (épouse de l’ambassadeur des Nations unies), Zoraida Pérez Hernández (épouse de l’ambassadeur du Mexique).
Organisé par le cercle diplomatique de bienfaisance et le ministère de la Culture.





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