Insolite

Une 2CV en bois prête à rouler

Avec Agences,LE MATIN
11 Avril 2017
Une-2CV-en-bois-prete-a-rouler-b.jpg Plusieurs essences de bois ont été nécessaires pour concevoir ce qui, au final, relève de l'œuvre d'art.

Certains ont rêvé toute leur vie de posséder un jour une 2CV. Michel Robillard, lui, a concrétisé le projet fou de fabriquer ce modèle entièrement en bois, capable de rouler.

Michel Robillard, menuisier à la retraite, vient de terminer la fabrication d'une 2CV en bois fruitier de Touraine, un véhicule grandeur nature unique au monde, équipé pour prendre la route et qui s'apprête à passer son premier contrôle technique. C'est en 2011 qu'il s'est lancé ce défi : une reproduction en bois d'une 2CV de 1953. Six ans plus tard, il réalise ce rêve. Plusieurs essences de bois ont été nécessaires pour concevoir ce qui, au final, relève de l'œuvre d'art : du poirier pour l'ossature, du pommier pour le capot, du noyer pour les ailes et le volant, du merisier pour les portes et le coffre, et de l'orme galeux pour le tableau de bord. «Les 22 ondulations du capot ont été faites dans la masse du bois.

Et les finitions peaufinées aux ciseaux à bois et au papier de verre», précise Michel Robillard. L'automobile possède une mécanique d'origine. «J'ai travaillé sur un châssis de Diane 6 de 1966 et un moteur de 3CV, car le bois est plus lourd que la carrosserie originale. Je l'ai isolé sous le capot en mettant une protection thermique», explique-t-il. «Si les roues et les phares sont également d'origine, les enjoliveurs sont eux bien en bois, tout comme les sièges sur lesquels sont posés des cousins confortables». L'étonnante voiture devrait passer le contrôle technique dans quelques semaines, mais le retraité aux doigts d'or a déjà eu des offres d'achat. Pas question pour autant de la vendre, assure ce passionné. «Je voulais faire un objet qui reste après moi. J'aimerais que cette voiture soit un jour exposée dans une galerie d'art». Avant d'en arriver là, Michel Robillard a réalisé une quinzaine de maquettes. «Rien que pour faire une roue en noyer et sa jante en poirier, il faut une journée de travail ! Je recherche toujours la difficulté», confie Robillard. 





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