Syrie

Washington reconnaît une frappe qui a fait 46 morts dans une mosquée

,LE MATIN
17 Mars 2017
Syrie-bon2.jpg Des Casques blancs syriens recherchant des victimes dans les décombres après le bombardement par l'armée américaine, le 15 mars 2017. Ph. AFP

Les États-Unis ont reconnu avoir effectué une frappe dans le nord de la Syrie contre Al-Qaïda, mais nient avoir délibérément visé la mosquée où au moins 46 personnes ont péri.

La plupart des 46 victimes du raid américain sur village d'Al-Jineh dans la province d'Alep sont des civils, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). «Nous n'avons pas visé une mosquée, mais le bâtiment que nous avons ciblé, là où avait lieu le rassemblement (d'Al-Qaïda), se trouve à environ 15 mètres d'une mosquée qui est toujours debout», a plaidé le colonel John J. Thomas, porte-parole du commandement des forces américaines au Moyen-Orient. «Nous allons enquêter sur les allégations selon lesquelles cette frappe aurait fait des victimes civiles», a déclaré le colonel Thomas.

Un cessez-le-feu parrainé par la Russie, alliée du régime syrien, et la Turquie, soutien des rebelles, est certes entré en vigueur en décembre 2016, mais les violences ont continué dans le pays. Par ailleurs, l'armée syrienne a affirmé vendredi avoir abattu l'un des avions de combat israéliens ayant conduit des raids dans la nuit sur le territoire syrien, affirmation démentie par l'armée israélienne. «Notre défense aérienne a abattu un appareil, touché un autre et forcé les autres à fuir», a relevé l'armée syrienne. Un peu plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé que des avions de combat avaient visé plusieurs cibles en Syrie. Aucun des missiles tirés de Syrie contre des avions israéliens n'a atteint sa cible et «la sécurité de civils israéliens ou de l'aviation n'a à aucun moment été menacée», a-t-elle indiqué dans un communiqué. «Cette attaque éhontée s'inscrit dans les efforts permanents de l'ennemi sioniste pour soutenir les gangs terroristes de Daech», a dénoncé l'armée. Damas y réagira «par tous les moyens disponibles», ajoute le document. Le 2 mars, les forces syriennes ont repris la ville de Palmyre à l'État islamique, une ville célèbre pour ses ruines antiques. Cet incident est le plus sérieux entre les deux pays, toujours formellement en guerre, depuis le début en 2011 du conflit qui ravage la Syrie. 





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