Commerce extérieur

Une cartographie de l’offre exportable marocaine

,LE MATIN
01 Avril 2012
Commerce-exterieur.jpg Objectif : consolidation du système commercial multilatéral.

Le département élabore une cartographie de l’offre exportable du Maroc, par région et par secteur, et lance des actions spécifiques de promotion.

Si les exportations marocaines n’arrivent pas à décoller, c’est essentiellement en raison d’une faiblesse de l’offre exportable. Ce qu’illustre parfaitement la proportion démesurée des phosphates et leurs dérivées dans le volume global des exportations qui tourne autour d’un quart et dépasse même parfois un tiers des ventes à l’étranger. Même le reste est constitué en majorité des produits avec une faible valeur ajoutée et reste concentré sur un certain nombre de groupes de produits.

Partant de ce constat, le département du Commerce extérieur diligente une étude qui devra lui permettre d’affiner ses données sur l’offre exportable. Concrètement, cette étude servira, explique-t-on auprès de ce département, à « élaborer une cartographie de taille de l’offre exportable du Maroc, par région et par secteur ». Objectif : disposer d’un outil fiable d’aide à la décision en matière de développement de l’exportation au niveau national et régional. Cet outil favorisera également la définition des besoins des entreprises marocaines exportatrices et potentiellement exportatrices, en vue d’un meilleur ciblage des bénéficiaires des mesures d’accompagnement à l’exportation prévues dans le cadre du plan « Maroc Export Plus », par secteur et par catégorie d’entreprises.

Par ailleurs, par le lancement de cette étude, le ministère du Commence extérieur entame la mise en œuvre de son programme pour l’année en cours. En fait, ce département prévoit des actions sectorielles, qui ciblent les secteurs et les produits pour orienter les efforts de promotion en priorité vers les produits dont l’offre est disponible puis ceux issus des plans sectoriels en cours. À ce sujet, fait-on savoir auprès de ce département, les actions spécifiques de promotion toucheront particulièrement les secteurs de l’automobile, l’IT et l’offshoring, l’électrique, l’agroalimentaire et les produits de la mer, le textile et le cuir ainsi que la pharmacie.

De même, on prévoit la poursuite de l’identification et du développement de l’offre exportable régionale par l’élaboration et la mise en oeuvre des plans d’actions spécifiques à chaque région du Royaume. Ces plans d’actions, précise-t-on, portent principalement sur l’adaptation des actions promotionnelles aux spécificités régionales, la sensibilisation et l’accompagnement des entreprises exportatrices par région, l’institutionnalisation des comités régionaux de l’exportation et l’engagement des études sur l’offre exportable régionale.

En plus de l’offre exportable, le ministère compte également renforcer la diversification des relations commerciales. Ce qui devra se traduire par la poursuite de l’ouverture de l’économie marocaine et la conclusion d’un certain nombre d’accords de libre-échange avec les différents partenaires commerciaux tant au niveau bilatéral que régional.

Ce renforcement de l’ouverture de l’économie marocaine favorisera également, ajoute-t-on, la consolidation du système commercial multilatéral à travers la poursuite en 2012 des actions engagées dans les relations commerciales du Maroc avec l’OMC. De même, on engage la réflexion sur l’adhésion du Maroc au Système global des préférences commerciales à travers le lancement d’une étude pour mesurer l’impact de cette adhésion sur les échanges commerciaux et sur son économie. Ce système sert de cadre aux concessions tarifaires préférentielles et autres mesures de coopération destinées à stimuler le commerce entre pays en développement.



Dynamisation des relations Sud-Sud

L’élargissement et la diversification des relations commerciales du Maroc passe également par la dynamisation des relations Sud-Sud. Ce qui devra se concrétiser, selon le ministère, par l’amélioration et l’harmonisation du cadre réglementaire et administratif ainsi que l’élimination des barrières non tarifaires. Cette diversification repose aussi sur la dynamisation de la promotion commerciale par l’accroissement de la présence du pays sur ces marchés en vue d’élargir ses parts de marché à travers l’adaptation de l’offre exportable à la demande et aux normes des marchés et le développement des relations directes entre les milieux des affaires.

E-MATIN
Feuilletez LEMATIN
comme si vous le teniez
entre les mains

L'édition du
16 Juin 2017
est maintenant disponible
pour les abonnés