Développement sectoriel

Un programme chargé pour l’économie sociale

,LE MATIN
26 Avril 2012
Developpement-sectoriel.jpg L’économie sociale et solidaire se fait progressivement une place dans la réalité socioéconomique du pays.

Le plan d’action 2012 porte, entre autres, sur l’accompagnement des coopératives, l’appui à la commercialisation et la promotion des produits de cette économie.

L’économie sociale et solidaire s’ancre davantage dans la réalité socioéconomique du pays, en acquérant un contenu plus concret. Et l’année en cours apportera de nouvelles pierres à cet édifice, avec l’accélération de la mise en œuvre de la stratégie nationale 2010-2020 pour le développement de cette autre façon de faire de l’économie. En effet, le ministère en charge de cette économie, en l’occurrence celui des Affaires générales et de la gouvernance, dit envisager la réalisation de projets structurants conformément aux axes identifiés. Ce plan d’action pour l’année en cours portera sur plusieurs aspects.

Il s’agit en premier lieu, fait-on savoir, de la poursuite de la mise en œuvre du programme Mourafaka qui se propose d’accompagner les coopératives, en leur apportant de l’appui post création. Il est à noter que l’on a alloué à ce programme, qui permet aux coopératives éligibles de bénéficier des différentes prestations, une enveloppe budgétaire de 105 MDH couvrant la période 2011-2015, financée à hauteur de 100 MDH par l’État, à raison de 20 MDH par année, et 5 MDH par l’Office du développement de la coopération (ODECO). Ce programme vise à accompagner 2 500 nouvelles coopératives sur la période précitée.

Ce plan d’action comporte également l’appui à la commercialisation et à la promotion des produits de l’économie sociale et solidaire moyennant des actions ciblées. Il s’agit notamment, précise-t-on, du Salon national de l’économie sociale et solidaire (ECOSS), des salons régionaux, de l’élargissement des marchés itinérants à d’autres régions du Royaume et de l’extension des opérations de commercialisation des produits au niveau des aéroports et des grandes surfaces. Pour l’année en cours, ces efforts profiteront essentiellement aux régions de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, Chaouia-Ouardigha, Marrakech-Tansift-El Haouz et Tadla-Azilal. De même, on prévoit d’appuyer les initiatives locales, dans le cadre des Plans régionaux pour le développement de l’économie sociale et solidaire (PRDESS) déjà existants. Objectif : contribuer à la mise en œuvre de ces plans dans les régions disposant de contrats programmes. On compte aussi renforcer le dispositif de l’information et de la communication à travers la mise en place d’un Observatoire de l’économie sociale et solidaire et d’un portail Web dédié ; et l’instauration d’un cadre propice pour le développement du commerce équitable. À ce sujet, on devra adopter le projet de loi réglementant les activités de ce commerce et mettre en place l’organe administratif en charge de l’encadrement de ce type de commerce au Maroc.

Dans le même ordre de projets, on réalisera une étude visant la préparation du projet de loi pour l’encadrement du secteur de l’économie sociale au Maroc et on animera des rencontres de vulgarisation pour la mise en application des dispositions de la nouvelle loi régissant le secteur coopératif, approuvée par le Conseil du gouvernement du 7 septembre 2011. Autres actions programmées, la mise en œuvre des résultats de l’étude relative à la mise en place de filières bio d’exportation des produits des coopératives et la constitution d’un vivier de formateurs en entrepreneuriat coopératif par la formation de 100 formateurs pour la vulgarisation du guide de gestion pour les petites coopératives.



Renforcement De L’économie Solidaire

Pour donner plus de visibilité aux opérateurs, des plans régionaux pour le développement de l’économie sociale,
prenant en compte les potentialités de chaque région, sont progressivement mis en
place pour couvrir l’ensemble du territoire national. De même, un projet d’appui institutionnel au secteur coopératif a été mis en place pour la période 2010-2012 afin de faire de ce secteur un levier de
développement durable, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, dans le cadre d’une vision intégrée de l’économie sociale et solidaire.

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