Intelligence économique

16 recommandations pour accompagner le changement

,LE MATIN
24 Juin 2013
Intelligence-economique.jpg Abdelmalek Alaoui, président de l’AMIE. Ph. Seddik

L’Association marocaine d’intelligence économique a présenté hier sa feuille de route. Tout un programme.

«L’intelligence économique a un rôle déterminant à jouer au Maroc, à l’instar de certains pays qui l’ont adoptée comme matrice structurelle de leur développement économique». C’est en ces termes qu’Abdelmalek Alaoui annonce la couleur, dès le préambule, de la «Feuille de route pour une démarche nationale d’intelligence économique». Très attendu, le document a été présenté hier à Casablanca par le président de l’Association marocaine d’intelligence économique, par ailleurs associé gérant du cabinet Global Intelligence Partners.

Devant un parterre nombreux d’analystes, décideurs et chercheurs, l’expert a développé les grandes lignes des recommandations sur lesquelles son think tank a travaillé au cours des derniers mois, proposées comme autant de clés pour comprendre les enjeux et décrypter les mutations que vit la société au Maroc. Économiquement certes, mais aussi politiquement et culturellement, le tout est sur fond de défis posés par la mondialisation.
Pour Abdelmalek Alaoui, la feuille de route pour anticiper les changements en cours et à venir tient en seize propositions primordiales :
• Favoriser l’intégration numérique des acteurs de veille nationale.
• Conditionner graduellement l’attribution des budgets à la mise en ligne des études, analyses et prestations intellectuelles.
• Structurer un plan national de veille stratégique pour les acteurs existants.
• Lancer une mission de réflexion indépendante visant à déterminer l’image réelle du Maroc.
• Mettre en cohérence les dispositifs de collecte d’information avec les dynamiques linguistiques mondiales.
• Créer une chaire d’analyse stratégique transversale d’intelligence économique.
• Rééquilibrer les cellules de veille existantes au plan national entre veilleurs et analystes.
• Créer un poste de chargé d’intelligence au sein de chaque cabinet ministériel.
• Organiser les chargés de veille publics et privés autour d’une logique de réseau.
• Effectuer un diagnostic des pratiques liées à l’intelligence économique au sein des PME.
• Créer une agence nationale de la cybersécurité.
• Créer une habilitation «défense» et «secret défense» pour les prestataires nationaux en intelligence économique.
• Créer une filière nationale de recherche sur l’intelligence économique, la guerre commerciale et la cybersécurité.
• Lancer une mission indépendante permettant de cerner l’image du Maroc dans le monde.
• Créer une «task force» indépendante de communication politique et publique du Maroc à l’international.
• Réserver 10% de la publicité des annonceurs à la presse électronique.
Nous reviendrons en détail sur ce dossier, dans une prochaine édition.                          





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