Réalisation des OMD dans les pays arabes

Le PNUD s’invite au Royaume pour accompagner le changement

,LE MATIN
01 Avril 2012
OMD.jpg Mme H. Clark a insisté sur la particularité de l’expérience marocaine.

Le vendredi 30 mars, un point de presse de Helen Clark, administratrice du PNUD et présidente du Groupe de développement des Nations unies a permis de faire le point sur les orientations prioritaires de la région, notamment, l’appui du PNUD et des Agences des Nations unies pour le développement, à l’issue du Printemps arabe.

«Au début, je tiens à exprimer ma profonde gratitude au Royaume du Maroc pour son hospitalité», déclare Mme Helen Clark, administratrice du PNUD et présidente du Groupe de développement des Nations unies, en visite officielle au Maroc du 28 mars au 1er avril 2012. C’est ainsi que l’administratrice du Programme des Nations unies pour le développement a expliqué le but de sa visite, orienté vers un appui et un accompagnement pour le développement à la suite des évènements du Printemps arabe pour débattre des moyens à mobiliser et des actions à initier pour accompagner au mieux l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement dans les pays de la région. L’inclusion sociale et économique, y compris celle des jeunes, la décentralisation et gouvernance démocratique, la préservation de l’environnement et l’équité des genres constituent autant de thèmes prioritaires de discussion et de débat pour faire progresser un agenda pour le développement à même de répondre aux défis de la région des États arabes.

Transition

«Le changement était inévitable, la question était quand il pouvait se produire», intervient l’administratrice. Au cours de la décennie passée, le PNUD a publié des rapports arabes sur le développement humain qui ont identifié d’importants déficits en développement humain dans la région, au niveau de la gouvernance, du niveau de vie, de l’atomisation des femmes, de la primauté du droit et des droits de l’homme, de l’accès et l’éducation et autres services, et dans la sécurité humaine globale. «Nos rapports ont attiré l’attention sur la nécessité de changement pour remédier à ces défis».

Cependant pour le cas du Maroc, la transition et le changement se sont faits de manière moins révolutionnaire et l’accompagnement ne se fera pas de la même manière par le PNUD. «Pour le Maroc, il s’agira principalement d’accompagner le Royaume dans son effort d’inclusion sociale, équité et emploi, avec un intérêt particulier à l’équité du genre et à la jeunesse marocaine sur des bases démocratiques et de bonne gouvernance», explique Mme Clark consciente des avancées du Royaume notamment en matière de nouvelle constitution.

«Ici au Maroc, d’importants changements constitutionnels ont été effectués et des élections libres et justes ont eu lieu. Nous espérons que cela se poursuivra avec le même engagement surtout avec une société civile et des médias qui jouent un rôle primordial», continue la spécialiste qui confirme le transfert de savoir-faire et connaissances que le PNUD peut apporter au Maroc.
En plus du volet des transitions dans les pays arabes, l’administratrice du PNUD et présidente du Groupe de développement des Nations unies a insisté sur les défis du développement durable sur les transformations économiques et sociales.

Elle s’est dite ravie de son escale à Tanger, Tétouan et Chaouen où elle a pu se familiariser avec les priorités locales de développement et avec les activités menées sous l’égide du PNUD par le projet ART-Gold de soutien à la coopération décentralisée. «L’objectif est d’optimiser le potentiel de l’éco-tourisme afin de booster l’économie de la région».
C’est ainsi que l’objectif de cette visite au Maroc se résumera en un partage d’expériences et de savoir-faire afin d’accompagner au mieux le développement et d’aider à la transition du changement…



Biographie de Mme  H. Clark, administratrice du PNUD

Helen Clark a pris ses fonctions d’administratrice du Programme des Nations unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations unies pour le développement, un comité regroupant les directeurs de l’ensemble des fonds, programmes et départements spécifiquement chargés des questions du développement. Avant d’être nommée au PNUD, Mme Clark a été plusieurs fois première ministre de la Nouvelle-Zélande.
Durant ses trois mandats successifs entre 1999 et 2008, elle s’est activement engagée dans l’élaboration de politiques et la mise en œuvre d’actions de mobilisation dans les domaines international, économique, social et culturel. Avant d’être élue au Parlement néozélandais, Helen Clark a enseigné dans le département de Sciences politiques de l’Université d’Auckland. Elle a obtenu une licence en 1971 et une maîtrise avec mention en 1974. Elle est aujourd’hui mariée à Peter Davis, professeur à l’Université d’Auckland.

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