Selon la dernière enquête du hcp

L’espérance de vie portée à 75 ans

,LE MATIN
22 Février 2012
enquete-du-hcp.jpg Évolution de l’espérence de vie selon le sexe et le lieu de résidence

Le Haut Commissariat au Plan (HCP) a publié mardi les résultats d’une enquête portant sur le taux de mortalité au Maroc durant la période 2009-2010. Ces résultats montrent que l’espérance de vie est plus importante chez les femmes que chez les hommes et que la mortalité infantile a connu une baisse significative.

Le Haut Commissariat au Plan a publié la table de mortalité de 2009-2010, résultat de l’enquête à passages répétés réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la population marocaine de près de 105.000 ménages. Il en ressort que sur dix mille individus, 57 sont décédés pendant l’année de référence de l’enquête contre 74 décès en 1987, date de la réalisation de la première enquête du genre.
Les analystes du HCP précisent que ce taux est plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain (7,4 contre 4,7 décès pour mille) et qu’il est plus important parmi les hommes que parmi les femmes (6,5 contre 5,1 ‰). Ce phénomène de « surmortalité » en milieu rural rejoint les résultats de l’enquête précédente et selon laquelle ce taux est de 8,5 ‰ dans les campagnes contre 5,4 ‰ dans les villes. La même observation est valable pour la catégorie hommes-femmes où le taux de mortalité est de 8,1 ‰ pour les hommes contre 6,7 ‰ pour les femmes durant la période 1986-87.

Hommes-femmes :
pas de parité devant la mort

Cette différence entre le taux de mortalité des hommes et des femmes est propre à tous les pays où la mortalité masculine est souvent supérieure à la mortalité féminine. Pour les enfants de moins de cinq ans, le quotient de mortalité des garçons est de 18 % supérieur à celui des filles.

Baisse significative en bas âge

De même, sous l’impact de facteurs inhérents aux milieux de résidence, la mortalité rurale est plus forte que la mortalité urbaine, quel que soit l’âge. Pour les enfants de moins de cinq ans, le quotient de mortalité qui est de 31 ‰ en milieu urbain passe à 42 ‰ en milieu rural. « Ce désavantage des ruraux par rapport aux citadins et des hommes par rapport aux femmes concerne tous les âges de 0 à 95 ans », note le HCP.
« Les indicateurs de mortalité de la population en bas âge ont enregistré une baisse significative », souligne le HCP. Pour la tranche infantile (0 an), ce taux est de 30,2 ‰ (contre 75,7 ‰). Le segment juvénile (1-4 ans) présente un taux de 6,3 ‰ (contre 30,7 ‰) alors que la mortalité infanto-juvéniles (5 ans) est de 36,2 ‰ (contre 104,1 ‰ en 1987).
Et au HCP d’en conclure « sur cent nouveau-nés, près de quatre n’arriveraient pas à célébrer leur 5e anniversaire selon l’enquête démographique à passages répétés 2009-10, contre près de dix selon celle de 1986-87. L’espérance de vie est une estimation du nombre moyen d’années à vivre dès la naissance. Ce nombre est de 75 ans contre 65 ans en 1987 et 47 ans en 1962.

Les femmes vivent 3 ans de plus

Du fait de la surmortalité masculine, les femmes vivent, en moyenne, trois ans de plus que les hommes : « L’espérance de vie à la naissance d’une fille est de 76 ans contre 73 ans pour les hommes.
De même, les citadins vivent, en moyenne, cinq ans de plus que les ruraux. L’espérance de vie à la naissance en milieu urbain est de 77 ans contre 72 ans en milieu rural », conclut le HCP. Au niveau national, quels que soient le sexe et le lieu de résidence, l’espérance de vie est de 75 ans. 


La table de mortalité

La table de mortalité reflète le niveau de mortalité d’un pays et donne sa structure selon plusieurs caractéristiques sociodémographiques (âge, sexe, milieu de résidence, etc.).
C’est un outil d’une grande utilité pour la réalisation des projections démographiques et pour les opérateurs de la finance, de l’assurance et des caisses de retraite.





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