En tant que président du Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM), Othman Benjelloun a présidé une rencontre d’affaires Maroc-Mali au cours de laquelle la lumière a été mise sur la place du secteur bancaire marocain dans développement du Mali.

«Aujourd’hui, les banques marocaines sont très engagées au Mali avec la présence de filiales des trois plus importants Groupes bancaires au Maroc, à savoir : Attijari Wafa Bank à travers la BIM, la Banque Centrale Populaire avec la Banque Atlantique et BMCE Bank à travers BoA Mali, outre qu’elle détient une participation historique et substantielle dans la BDM. Ces banques sont avant tout africaines et maliennes», a rappelé Benjelloun. Et de préciser : «Elles représentent près de la moitié du réseau des agences bancaires au Mali (53%) et tiennent plus de 40% des comptes ouverts ainsi qu’octroient près du tiers (28%) des crédits à l’économie malienne».

Par ailleurs, le président du GPBM a souligné qu’il fallait hisser le taux de bancarisation, au Mali, au-delà des niveaux modestes actuels de 10 à 12% ainsi que la pénétration des dépôts et des crédits, au-delà des quelques 13% et 20% du PIB malien.

Concernant, l’engagement des banques marocaines en tant qu’investisseurs et maisons - mères des banques maliennes, Benjelloun a mis l’accent sur l’importance d’y asseoir un modèle de Banque Universelle au service de franges toujours plus élargies des populations, «un modèle qui adresse les besoins des petites entreprises autant que des Corporates ou des Administrations Publiques», a-t-il expliqué.

Ainsi, les banques auront pour objectif de contribuer efficacement à ancrer une dynamique de croissance économique au Mali qui soit inclusive afin d’éradiquer la pauvreté, créer des emplois et accompagner les besoins d’une classe moyenne émergente.

«Il s’agit, à travers ces engagements de consolider l’Alliance maroco-malienne pour le co-développement qui, dans notre domaine bancaire, concerne tant les activités de banque Retail qui continueront de se nourrir de la bancarisation de millions de nos compatriotes africains et de leur accès à une offre financière diversifiée; que des activités de Corporate, à travers la structuration de transactions financières et de conseil pour concrétiser davantage de projets d’infrastructure, dans le Transport, les Télécommunications, l’Energie, ou l’Agro-industrie», conclut Benjelloun.