26 Mai 2012 À 08:20
S.M. le Roi Mohammed VI est un Souverain réformateur, dépositaire d'une légitimité séculaire qui fait l'exception marocaine dans son environnement régional, écrit vendredi «The Journal of International Security Affairs», un magazine américain de référence, dans une analyse intituléen : «Le Maroc sur sa lancée».
«Contrairement à la majorité des pays de la région (...) où le concept de l'Etat nation a été érigé sur les ruines de l'empire Ottman, le Maroc en tant qu'Etat dispose d'une histoire vieille de plus de douze siècles», souligne Peter Pham, l'auteur de cette analyse, rappelant que «le Maroc, sous le règne du 15e sultan de la dynastie Alaouite, Mohammed III, a été, en 1777, le premier pays à reconnaître l'indépendance des Etats-Unis».
Mettant en exergue l'ancrage historique et social de la monarchie marocaine, Pham souligne que «le Roi Mohammed VI est ainsi dépositaire d'une légitimité historique et politique inégalée à travers notamment les liens traditionnels de l'allégeance».
Depuis Son accession au Trône, le Souverain a mis en œuvre «un ambitieux agenda de réformes qui est le cachet de distinctif de la démarche royale», note le magazine spécialisé dans les questions stratégiques et dans la politique étrangère et de défense américaine.
Bien avant l'adoption, l'année dernière, de la nouvelle Constitution, qui a consolidé les pouvoirs des responsables élus, Peter Pham fait observer que le Maroc disposait d'un multipartisme affirmé couvrant un large spectre idéologique allant des socialistes aux islamistes. Cette approche avant-gardiste, poursuit-il, a aussi été la matrice du plan marocain d'autonomie au Sahara, qui vise à sortir ce conflit de l'impasse, rappelant que cette initiative a été qualifiée par le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, de «sérieuse, crédible et réaliste».
L'ouverture politique qu'a connue le Maroc a été, en outre, accompagnée d'une libéralisation qui a porté sur la réforme de la Moudawana et la consolidation des droits de la femme, note-t-on, soulignant que ces réformes ont été initiées dans un cadre macro-économique sain et équilibré, reconnu à travers la conclusion en 2007 d'un accord avec les Etats-Unis portant sur une enveloppe de 697,5 millions de dollars au titre du Millinium account Challenge.
Un an auparavant, un accord de libre échange avec les Etats-Unis, le seul avec un pays africain, entrait en vigueur, faisant suite à un autre accord similaire avec l'Union européenne signé une décennie plus tôt, rappelle encore Peter Pham. «Ces réalisations, relève-t-il, ne sont pas passées inaperçues dans la mesure où un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a loué ces efforts visant à améliorer le climat des affaires au Maroc».
Le succès du Maroc et sa position géographique stratégique en font la cible de toutes les convoitises, souligne le magazine qui met en avant la «contribution significative» du Royaume en matière de lutte contre le terrorisme aux plans régional et international à travers une approche holistique reconnue sur le plan international.