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Le Maroc consolide ses avancées par un fonds de 2,5 MMDH

La Maroc a accumulé «bien des avancées» en matière de résilience contre les catastrophes, en veillant à la création d'un fonds de prise en charge des risques doté de 2,5 milliards de DH, a indiqué mardi à Genève le ministre chargé des Affaires générales et de la gouvernance, Najib Boulif.

Najib Boulif, ministre chargé des Affaires générales et de la gouvernance. (Photo : Hihi)

22 Mai 2013 À 10:57

Ce fonds, qui profite à pas moins de 400 communes, pourrait en cas de nécessité atteindre jusqu'à 3,5 milliards de DH, a précisé le ministre au cours d'un panel sur l'optimisation des financements des risques, tenu dans le cadre de la 4ème Plateforme mondiale sur la réduction des risques de catastrophes.

«Jusqu'ici, c'est l'Etat qui prend en charge de tels risques. D'où il a mis en place deux fonds : le premier couvre 400 communes et le second est dédié aux agriculteurs à titre de couverture assurance», a-t-il ajouté.

Boulif, qui avait à ses côtés Saidou Sidibe, ministre nigérien directeur de cabinet du Premier ministre, Luis Felipe Puente, coordinateur national pour la protection civile (Mexico) et Rachel Kyte, vice-présidente pour le développement durable à la Banque mondiale (BM), a fait état de discussions avec la BM et des assureurs internationaux pour subvenir aux besoins nationaux en la matière.

La gestion des risques, a-t-il poursuivi, nécessite de faire en sorte que les actions d'investissement et de financement soient mises en œuvre à trois niveaux : le budget de l'Etat, les collectivités (régions, communes) et le partenariat avec les acteurs privés.

Ce panel de haut niveau, modéré par la journaliste de la BBC Nisha Pillai, a été marqué par un débat passionné sur les perspectives de financement des stratégies de prévention des risques de par le monde et le rôle que doit jouer le secteur privé dans cet effort.

Du point de vue du développement durable, la prévention et l'anticipation sont beaucoup plus rentables à long terme que le redressement, tel est en gros le constat dressé par les panélistes. 

«Reste à savoir quelles démarches et quels mécanismes concevoir et déployer pour des financements optimaux, auxquels puissent contribuer des parties non-étatiques, et pour un partage à grande échelle des informations et des expériences de sensibilisation», s'est interrogée la modératrice en concluant les débats. 

Cette rencontre se tient dans le cadre de la 4e Plateforme internationale sur la réduction des risques, un rendez-vous de haute importance initié sous les auspices de l'UNISDR, branche des Nations unies chargée de faire le suivi de la gestion des situations de risques par les pays signataires de la convention de Hy?go, dont le Maroc est membre.

Dans la matinée, Boulif a pris part aux cotés d'anciens chefs d'Etat, de ministres et de hautes personnalités internationales, au dialogue de haut niveau sur la gestion des risques mené par l'UNISDR.

La plateforme attire plus de 4.500 participants dont des ministres, des hommes d'affaires et experts de haut niveau afin de réfléchir sur l'avenir des risques de catastrophes.

Cet événement représente aussi une opportunité pour la majorité des pays et les parties concernées pour évaluer les progrès obtenus dans la mise en œuvre du cadre d'action de Hyogo et adopter un cadre d'action pour la réduction des risques post-2015. Ces préparatifs permettront de prendre des mesures susceptibles de renforcer la résilience des communautés et des nations.

Le Maroc perfectionne sa stratégie de prévention

Le Maroc cherche à nouer des partenariats à l'échelle internationale afin d'affiner et perfectionner sa stratégie nationale de gestion des risques, en cours de préparation, a indiqué mardi à Genève, Najib Boulif.

«La quatrième Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophes est pour nous l'opportunité de partager les expériences réussies et tirer parti des approches innovantes à l'international», a-t-il déclaré à la MAP, en marge des travaux de ce forum qui s'est ouvert mardi. «Nous souhaitons travailler sur des projets communs de résilience face aux risques avec des pays, mais aussi avec des organisations», a dit Boulif, précisant qu'il s'agit de parvenir à des formules de financement et de coopération technique en la matière.

Pour le ministre, ces partenariats sont «d'une grande utilité» au moment où le Royaume s'apprête à se doter du Bureau national chargé de superviser la mise en œuvre de la stratégie relative à la prévention et la gestion des risques. Il a rappelé à cet égard la participation du Maroc aux divers processus de coopération dans le domaine de gestion des risques, qu'ils soient menés sous les auspices de l'Onu, de la Banque mondiale ou de la Plateforme mondiale.

Pour sa quatrième session, la plateforme mondiale met en avant la gestion à priori des situations de désastre dans le souci d'une prévention optimale, tout en mettant l'accent sur la mobilisation des financements des stratégies qui s'y rattachent.

Selon le ministre, le Maroc va exposer devant les représentants du monde entier sa propre expérience en la matière et les progrès obtenus jusqu'ici dans la prévention des risques. Cet évènement, le plus important du genre initié par le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR), s'inspire du cadre d'action de Hyogo adopté au lendemain du tsunami de l'océan indien en 2005, avec pour souci de développer la résilience des Etats face à de tels désastres d'ici 2015. Y Prennent part les représentants de 189 gouvernements, dont le Maroc, et de 500 collectivités locales, ONG et acteurs privés.

D'après les Nations unies, les pertes économiques dues aux catastrophes sont estimées à 2,5 trillions de dollars alors que des millions de vies sont perturbées chaque année par les tremblements de terre, les inondations, les tempêtes, les sécheresses et autres désastres naturels.

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