La stratégie gouvernementale dans le domaine de la promotion des droits des personnes handicapées, en cours d'élaboration, vise à produire des programmes applicables prenant en considération les spécificités de cette catégorie et les différentes formes d'handicap, a affirmé la ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social, Bassima Hakaoui.
Bassima Hakaoui, qui présidait mardi à Fès l'ouverture d'un atelier sur l'éducation et l'enseignement des personnes handicapées, organisé en collaboration avec l'Unesco et Handicap international, a relevé que le processus de concertation adopté pour la mise au point de cette stratégie appelle l'implication de tous les secteurs gouvernementaux et les composantes de la société civile en vue d'offrir les meilleurs services aux personnes handicapées dans tous les domaines.
Elle a salué l'expérience des classes intégrées menée par le ministère de l'Education nationale pour l'encouragement des enfants à besoins spécifiques à accéder aux différents cycles d'enseignement appelant à enrichir cette expérience pionnière en faisant appel aux moyens didactiques modernes et adéquats.
De son côté, le ministre de l'Education nationale, Mohamed El Ouafa a indiqué que la généralisation de l'accès de tous les enfants à l'enseignement, dont ceux ayant des besoins spécifiques, et leur maintien à l'école jusqu'à la fin de la période de l'enseignement obligatoire constituent un grand défi à relever, soulignant qu'un cadre réglementaire pour faciliter l'intégration progressive à l'école des enfants à besoins spécifiques a été mis en place au sein de l'école publique, dans le cadre de la mise en œuvre de la Charte nationale pour l'éducation et l'enseignement .
Dans une allocution lue en son nom, le ministre a indiqué qu'un intérêt particulier a été accordé à l'adaptation des cursus scolaires et des programmes de formation des cadres éducatifs en vue de parvenir à une offre scolaire adaptée à cette catégorie, en plus de l'équipement de plusieurs établissements scolaires pour leur permettre d'accueillir les enfants en situation d'handicap dans de bonnes conditions et leur offrir des services sociaux et sanitaires dans le cadre d'un partenariat avec les organisations de la société civile.
Mais, en dépit de tous ces efforts, a-t-il relevé, le chemin à parcourir reste très long pour relever ce défi ce qui implique une forte mobilisation de la société et une grande coordination des partenaires.
Le président de l'Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès, Farissi Serghini a indiqué que cet atelier offre l'opportunité de confronter les idées et les expériences pour améliorer le quotidien des personnes handicapées et leur permettre de jouir de tous leurs droits économiques, sociaux, culturels et politiques, sur le même pied d'égalité avec les autres citoyens, sur la base du principe d'égalité des chances et de respect de la dignité humaine.
Il a souhaité que cette rencontre aboutisse à l'élaboration d'une plan d'actions définissant les moyens de dépasser les obstacles qui se dressent devant une pleine jouissance par les handicapés de leurs droits à l'enseignement et à l'éducation.
Cet atelier, auquel prennent part les représentants de plusieurs départements ministériels et des ONG qui oeuvrent dans le domaine de la défense des droits des personnes handicapés, se décline en trois groupes de travail sur les thématiques : «Le système éducatif et d'enseignement : l'exemple et les approches», «L'accès à l'éducation et l'enseignement» et «La gouvernance : Les mécanismes de la coordination et les rôles des acteurs».
