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«Importance de la culture au développement»

«Le développement ne peut se faire sans une prise en compte adéquate de la culture et de la jeunesse», Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc à Paris

«Importance de la culture au développement»
L’ambassadeur du Maroc à Paris, Chakib Benmoussa, intervenant, lors de la 6e édition des JJM 2013, organisées par l'AMGE-Caravane. (Photo : MAP)

«Le développement ne peut se faire convenablement sans une prise en compte adéquate de la culture et de la jeunesse», a souligné l'ambassadeur du Maroc à Paris, à l'adresse des étudiants marocains en France, qui célèbrent jusqu'à dimanche les Journées de la jeunesse marocaine (JJM 2013).

Chakib Benmoussa qui ouvrait samedi la 6e édition de ces Journées organisées par l'Association des marocains des grandes écoles (AMGE-Caravane), a estimé que les questions de la jeunesse et de la culture sont aussi essentielles que la politique, l'économie et le social, soulignant qu'«il est important que la culture renforce son positionnement dans le modèle de développement» du pays.

«Sans une prise en compte adéquate de la culture comme facteur de création de richesse et de cohésion sociale et d'épanouissement des citoyens et des jeunes, le développement ne pourrait se faire convenablement et ne pourrait atteindre ses objectif», a-t-il martelé devant une salle comble de la Maison du Maroc à la Cité internationale universitaire de Paris.

L'ancien élève-ingénieur des écoles parisiennes ponts et chaussées et polytechnique s'est remémoré, avec nostalgie, les débuts de l'action associative des Marocains de grandes écoles, notant que les réseaux à l'époque étaient moins performants et souvent c'était un exercice délicat de pouvoir mobiliser les intervenants du Maroc pour permettre aux étudiants de mieux connaître la réalité du pays et à trouver leur voie et définir les opportunités de carrière.

L'ambassadeur s'est félicité de l'organisation des JJM, saluant leur programme «extrêmement riche» et le choix des thématiques balayant des volets à la fois politiques, économiques, sociaux et culturels, qui leur permettent de se rendre compte du chemin parcouru et de prendre connaissance de ce qui reste à faire.

Passant en revue les différentes thématiques à l'ordre du jour, Benmoussa a souligné que le Maroc est «en mouvement» et qu'il «a défini un cap et une vision dans chacun de ces domaines», notant que «si certaines réformes sont avancées et que d'autres sont en perspective, c'est le débat autour de ces réformes qui permet de les faire avancer de la manière la plus consensuelle possible».

Dans le volet politique, l'ambassadeur a relevé les «transformations importantes», à la faveur de la nouvelle Constitution qui a défini de nouvelles règles de jeu, en donnant plus de pouvoirs à l'exécutif mais aussi en renforçant le contrôle sur celui-ci par l'institution législative. Il en veut pour preuve le taux d'audience de certaines séances de questions orales au Parlement qui montre, selon lui, que «lorsqu'il y a un enjeu, les Marocains s'intéressent à la politique». «Ces enjeux font désormais partie de notre paysage politique».

Evoquant le secteur économique, le diplomate a mis en avant les stratégies sectorielles mises en place et la révolution énergétique qui représentent «un cap et une vision qui mobilisent les acteurs», au-delà des enjeux et des ajustements nécessaires en termes de compétitivité, d'environnement des affaires et d'amélioration des relations sociales. 

Concernant le social, l'ancien président du Conseil économique et social a noté que les acteurs se rendent compte de la nécessité des réformes de la Caisse des compensations et des systèmes de retraite pour résorber un déficit budgétaire intenable dans la durée et qui est aujourd'hui autour de 7%. Il a aussi cité les autres projets qui avancent comme l'INDH et le Ramed.

Toutes ces stratégies et réformes ne pourraient atteindre leurs objectifs sans les ressources humaines, a-t-il souligné.

Benmoussa a conclu en engageant les étudiants à tirer le maximum de profit d'un système de formation de qualité auquel ils ont la chance à accéder. Au-delà des connaissances et du savoir faire, il a mis l'accent sur «les compétences comportementales, du vivre-ensemble et du savoir-être».

Moulay Hafid Alami ne dira pas le contraire. Invité à une Interview-vérité, l'un des temps fort de cette manifestation, le président du Groupe Saham et ancien président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) s'est prêté avec franchise au jeu des questions-réponses sur son parcours de patron de l'une des holdings les plus en vue au Maroc.

Revenant sur son parcours d'étudiant expatrié à Sherbrooke au Canada, Alami a appelé les étudiants à éviter de former une vision réductrice de leur pays et de minimiser ses potentialités. «Détrompez-vous, le Maroc ne m'a pas attendu , il ne vous attendra pas. Le Maroc avance. Il a changé et il est courtisé par tout le monde. J'espère que vous y trouverez votre place», a-t-il lancé, notant que la nouveauté c'est que «ce ne sont pas que les Marocains qui viennent travailler au Maroc, beaucoup d'étrangers issus des grandes formations sont chez nous».

Il a invité les étudiants à rester constamment connectés à la réalité du pays et à éviter cette tendance à se positionner en recul par rapport au Maroc, car son évolution est en marche, et elle est différente.

«Le Maroc avance et nous voulons être acteurs de ce changement et de cette évolution», a, pour sa part, affirmé le président de l'AMGE-Cravane, Mohamed Benkirane.

«Le Maroc on le connaît. On est en permanence connecté avec le pays, parce que notre but ultime est d'y retourner», a-t-il confié à la MAP, mettant en avant les partenariats de l'AMGE avec les ministères et les entreprises au Maroc. 

Il a, aussi, souligné que le thème des JJM 2013 «Une Jeunesse entreprenante», est dans «l'ère du temps», surtout pour la jeunesse expatriée en France qui a cette approche dans le veines et «veut retourner au Maroc pour développer des projets».

Trois jours durant, la sixième édition des JJM met un point d'honneur aux stratégies globales qui orientent en ce moment le Maroc et se penche sur des sujets d'actualité aussi brûlants que celui de la réforme de la Caisse de compensation.

Le rôle de l'Etat dans l'économie, la place du Parlement dans la vie politique, les secteurs qui ont le vent en poupe, la politique culturelle, tout autant de chantiers qui suscitent l'intérêt et dépendent de choix fondamentaux réalisés par les décideurs du Maroc, prêts à répondre aux instigations des jeunes.

A cet effet, grâce à l'apport intellectuel d'éminents intervenants de divers horizons, les JJM 2013 sont une occasion unique de réflexion à destination d'une jeunesse, ambitieuse et entrepreneuse, toujours aussi mûre et avisée pour porter un regard critique sur les multiples réalités marocaines, soulignent les organisateurs.   

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