Alors que ses parents souhaitent continuer à l'appeler Jihad "à l'oral", le magistrat a choisi "dans l'intérêt de l'enfant" d'intervertir les deux voyelles du prénom pour les registres d'état civil, a précisé la même source.

"Jihad désigne, outre le concept de guerre sainte menée pour propager ou défendre l'islam, la "lutte" ou l'"effort", mais la mairie de Toulouse, dans un contexte marqué par des attentats et le jihadisme, avait fait un signalement auprès du procureur de la République", explique l'AFP dans sa dépêche.
En novembre à Nice (sud de la France), la mairie avait elle aussi saisi la justice après la naissance d'un garçon déclaré à l'état civil sous le nom de "Mohamed, Nizar Merah", identique à celui du jihadiste auteur d'une tuerie à Toulouse et Montauban en 2012, et dont le frère est actuellement jugé à Paris pour complicité d'assassinat. La mairie de Nice avait estimé que le choix des parents "pouvait être contraire à l'intérêt de l'enfant" et l'avait assimilé à une apologie du terrorisme. Le parquet avait saisi le juge des Affaires familiales, avant que les parents de l'enfant renoncent au prénom.
En France, depuis 1993, les officiers d'état civil ne peuvent plus décider d'interdire un prénom. Les transmissions au parquet pour un changement de prénom sont très rares.