Nation

Mehdi Mezouari : Voilà pourquoi un troisième mandat de Driss Lachgar est nécessaire

LE MATIN

Invité de l’émission l’Info en Face, Mehdi Mezouari, membre du bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), a été interpellé sur trois points : les 100 jours du nouveau gouvernement Akhannouch, le rôle de l’USFP en tant que force de l’opposition parlementaire ainsi que les préparatifs du onzième congrès du parti et la polémique suscitée par le troisième mandat du premier secrétaire sortant, Driss Lachgar.

Un gouvernement de freelances qui manque de cohérence

Au sujet des 100 jours du gouvernement, Mehdi Mezouari a été très critique, estimant que l’exécutif mène des actions qui sont en déphasage avec le nouveau modèle de développement, alors que ce mandat est un mandat fondateur qui représente un tiers de la période censée connaître la mise en œuvre de ce nouveau modèle. Aussi, ajoute-t-il, ce gouvernement manque d’harmonie dans la composition de sa majorité, ce qui compromet l’équilibre institutionnel puisqu’il est impossible à l’opposition de faire une motion de censure. «Cela ne reflète pas la volonté du peuple et constitue une aliénation de la règle démocratique universelle. Car deux partis qui se battent pour être premiers sur le podium ne peuvent pas être alliés dans un même gouvernement. La charte de la majorité en elle-même est un signe de malaise. Sortir cette charte avec une telle rapidité est un signe de malaise et non pas un signe de cohésion. Et la cacophonie de la majorité est perceptible, surtout au niveau des bureaux des conseils communaux et des régions, l’exemple de la mairie de Casablanca où les élus du RNI et ceux du PAM sont en duel permanent est édifiant à cet égard», pense-t-il. M. Mezouari enfonce le clou en qualifiant l’équipe d’Aziz Akhannouch de «gouvernement de freelances, de haut fonctionnaires qui sont devenus ministres sans background politique. Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’un gouvernement solidaire sur la même longueur d’onde», a-t-il martelé.

Dans le même ordre d’idées, le membre du bureau politique de l’USFP souligne que ce gouvernement était censé incarner la rupture, être un gouvernement de réforme, de réflexion et d’action. Mais les 100 jours d’exercice ne donnent pas cette impression, dit-il, tout en estimant qu’il faut peut-être encore attendre pour juger les actions et les actes, les politiques, les réformes, les textes… «Un gouvernement qui vient avec l’ambition d’un État social, mais qui n’affiche aucun indicateur sur le financement de cette politique, un gouvernement qui ne parle pas de réforme fiscale… suscite des interrogations et représente un danger quant à ses ambitions. Il ne parle pas non plus de la lutte contre la corruption. Alors qu’il faut attaquer le sujet de la corruption qui dépend essentiellement d’une volonté politique et d’une séparation réelle du politique et de l’économie. On doute de ses capacités à aller de l’avant. Même le projet du nouveau modèle de développement parle de rupture, alors qu’on est étonné par le conservatisme de ce gouvernement», critique Mehdi Mezouari. Pour lui, dans la politique publique, ce qui importe, ce sont les résultats et il n’y en a pas pour l’instant, souligne-t-il.

Le Programme «Awrach» consacre la précarité de l’emploi

Le militant de gauche évoque l’exemple du programme «Awrach» visant la création de 250.000 emplois en 2022, rappelant que ce programme a été critiqué par le groupe parlementaire usfpéiste lors des débats sur la loi de Finances. Il considère que l’action du gouvernement visant à atteindre d’ici la fin de son mandat un millions de postes d’emploi va le mener à entreprendre n’importe qu’elle mesure pour atteindre ce chiffre et à engager des mesures précaires. «Nous estimons que le temporaire ne peut pas régler le problème de l’emploi au Maroc. Aussi, on ne peut pas admettre que l’État participe à encourager la précarité dans le domaine du travail. Il faut attaquer le problème en apportant des réponses profondes et structurelles à l’économie. “Awrach” consacre la précarité de l’emploi», analyse-t-il.

Mehdi Mezouari attaque également le gouvernement sur le sujet du projet du Code pénal. «Le ministre a le droit de retirer un texte qui est au Parlement. Mais aucune justification convaincante n’a été donnée ni aucun signal de débat sur le sujet. Un pays sans débat politique est un pays pauvre en idées», estime-t-il. Par ailleurs, s’agissant des 100 jours de l’USFP en tant que composante de l’opposition, Mehdi Mezouari affirme que si l’on estime que l’USFP n’a pas fait parler, c’est parce qu’il a choisi de ne pas verser dans le populisme. «On n’est pas dans l’opposition de carnaval pratiquée par certains partis un certain temps. Nous avons identifié notre opposition comme une opposition responsable, citoyenne et nationaliste et qui critique le gouvernement au sujet ce qui est critiquable. Nous avons critiqué lors des débats du PLF 2022 et lors du débat sur la déclaration gouvernementale», a-t-il souligné.

Concernant le malaise qui agite l’USFP sur fond du prochain congrès, Mehdi Mezouari n’a pas hésité à prendre fait et cause pour le premier secrétaire général du parti, Driss Lachgar. Il a tout d’abord rejeté ce que les contestataires qualifient de magouilles. «Des magouilles menées par le conseil national, à l’unanimité des membres présents, plus de 210 membres ? Il faut savoir que les contestataires ont voté sur le document politique et se sont abstenus s’agissant du vote des amendements apportés au règlement intérieur du parti. Les gens ne parlent pas du cadrage politique du prochain mandat, de la dynamique nationale des membres du parti et du processus d’élection des congressistes qui se poursuit», explique-t-il.

Driss Lachgar n’est pas encore candidat, mais le prochain congrès le soutiendra

Selon lui, l’amendement apporté lors du dernier conseil national a eu pour but de s’adapter à la situation sanitaire, car c’est la première fois qu’un parti fait son congrès à distance. Il s’agit aussi d’un autre amendement qui a permis à tous les organes exécutifs de prolonger, pour un troisième mandat, leur mandat. «Cela a été approuvé par l’ensemble des membres du conseil et nous sommes une institution souveraine. Il faut aussi préciser que Driss Lachgar n’a pas, jusqu’à cette date, déclaré qu’il se portait candidat», indique-t-il. Et de souligner que lors du prochain congrès, à la demande de tous les militants, les responsables et les députés, Driss Lachgar sera porté candidat. «Aujourd’hui, beaucoup lui demandent de se présenter pour un troisième mandat. Or lui, il n’a jamais demandé ce troisième mandat et il est toujours sur sa position. Mais nous, les socialistes, on demande à ce qu’il revienne et qu’il assure un autre mandat de transition dans le respect du droit à la différence et de la démocratie, car certains défendent le contraire», argumente-t-il, précisant que parfois l’intérêt du parti et sa stabilité l’emportent sur «le casting».

«Il faut quelqu’un qui puisse fédérer et renforcer la cohésion du groupe. Les résultats des élections ont permis au parti de progresser et c’est une victoire politique. Ce travail est le fruit d’un leadership. Cela dit, il y a des candidats qui n’ont pas mis les pieds dans le siège du parti depuis des années et qui viennent se présenter aujourd’hui, ce n’est pas moral ! En tout cas, c’est le jour du congrès qu’on saura qui est le candidat que les socialistes jugeront apte à conduire l’USFP», affirme-t-il. Mehdi Mezouari, un tantinet agacé, s’est demandé quelles étaient les raisons de cet acharnement contre Driss Lachgar. «Pourquoi cette psychose autour du mandat de Driss Lachgar, alors qu’il y a, par exemple, Nabil Benabdallah qui brigue un quatrième mandat, Nabila Mounib qui brigue son troisième mandat… et personne n’en parle», s’interroge-t-il.
 

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