A ce propos, la critique et universitaire Rachida Boucetta, auteur d'une thèse sur l'écrivain disparu, a relevé quelques traits saillants de l'écriture de Sefrioui qui, a-t-elle soutenu, puise sa matière première dans sa terre natale et rend l'écho de la ville de Fès qu'il a passionnément aimée comme son lieu d'élection au monde.
Les écrits de Sefrioui revêtent une importance singulière vu la période historique dans laquelle vécut l'auteur, a-t-elle indiqué, rappelant que, suite à un passage par l'école coranique, Sefrioui est passé par plusieurs écoles de Fès, avant d'embrasser la langue française comme outil d'écriture et d'expression.
Après avoir travaillé dans un cabinet d'avocat, il s'est embarqué, dès 1933, dans l'aventure de l'écriture journalistique avec le journal «Action du peuple», dont le leader Mohamed Belhassan Ouazzani était le directeur et le rédacteur en chef. En 1938, Sefrioui a rejoint la fonction publique pour occuper, jusqu'à 1954, le poste de conservateur du musée Addoha de Fès où il s'est lié d'amitié avec nombre d'écrivains et d'intellectuels français.
De toutes ses pérégrinations ultérieures entre les ministères de la culture, de l'éducation nationale et du tourisme, jusqu'à sa retraite, en 1980, Sefrioui a toujours considéré que la période passée au musée est indéniablement la plus riche et la plus dense. De fil en aiguille, le chercheur universitaire tunisien Habib Salah a particulièrement souligné l'importance d'accorder davantage d'intérêt aux écrits de Sefrioui, ainsi qu'à l'ensemble des écrivains du Maghreb, fondateurs de la littérature maghrébine d'expression française, dont Mouloud Feraoun, Kateb Yacine et Albert Memmi.
Parmi les oeuvres d'Ahmed Sefrioui, «Le Chapelet d'ambre» (Le Seuil, 1949), son premier roman où il évoque Fès et pour lequel il obtient le grand prix littéraire du Maroc, pour la première fois attribué à un Marocain, «La boîte à merveille» (Le Seuil, 1954), un roman ethnographique qui apparaît comme le texte inaugural de ce qui est aujourd'hui la littérature marocaine d'expression française, «La Maison de servitude» (SNED, Algérie, 1973) et «Le jardin des sortilèges ou le parfum des légendes» (L'Harmattan, 1989).
Les écrits de Sefrioui revêtent une importance singulière vu la période historique dans laquelle vécut l'auteur, a-t-elle indiqué, rappelant que, suite à un passage par l'école coranique, Sefrioui est passé par plusieurs écoles de Fès, avant d'embrasser la langue française comme outil d'écriture et d'expression.
Après avoir travaillé dans un cabinet d'avocat, il s'est embarqué, dès 1933, dans l'aventure de l'écriture journalistique avec le journal «Action du peuple», dont le leader Mohamed Belhassan Ouazzani était le directeur et le rédacteur en chef. En 1938, Sefrioui a rejoint la fonction publique pour occuper, jusqu'à 1954, le poste de conservateur du musée Addoha de Fès où il s'est lié d'amitié avec nombre d'écrivains et d'intellectuels français.
De toutes ses pérégrinations ultérieures entre les ministères de la culture, de l'éducation nationale et du tourisme, jusqu'à sa retraite, en 1980, Sefrioui a toujours considéré que la période passée au musée est indéniablement la plus riche et la plus dense. De fil en aiguille, le chercheur universitaire tunisien Habib Salah a particulièrement souligné l'importance d'accorder davantage d'intérêt aux écrits de Sefrioui, ainsi qu'à l'ensemble des écrivains du Maghreb, fondateurs de la littérature maghrébine d'expression française, dont Mouloud Feraoun, Kateb Yacine et Albert Memmi.
Parmi les oeuvres d'Ahmed Sefrioui, «Le Chapelet d'ambre» (Le Seuil, 1949), son premier roman où il évoque Fès et pour lequel il obtient le grand prix littéraire du Maroc, pour la première fois attribué à un Marocain, «La boîte à merveille» (Le Seuil, 1954), un roman ethnographique qui apparaît comme le texte inaugural de ce qui est aujourd'hui la littérature marocaine d'expression française, «La Maison de servitude» (SNED, Algérie, 1973) et «Le jardin des sortilèges ou le parfum des légendes» (L'Harmattan, 1989).
