La dorénavant connue sous l'intitulé “Affaire El Bahraoui” entre ce jeudi dans un nouveau tournant. Déclenchée par un “dîner” pas comme les autres, elle sera devant le tribunal.
En effet, après avoir été auditionné par le procureur général du Roi près la Cour d'appel de la capitale, le président de la commune urbaine de Rabat, Omar El Bahraoui, et 83 autres mis en cause, comparaissent, aujourd'hui, devant le tribunal de première instance de Rabat pour quatre chefs d'accusation : "campagne électorale prématurée", "utilisation de moyens appartenant à la commune pour influencer les électeurs", "promesses électorales" et "non respect de la réglementation électorale".
Parmi les personnes convoquées figurent des employés de la commune de Youssoufia, 29 femmes, des élus, des salariés de l'Entraide nationale et autres.
Omar El Bahraoui, membre du bureau politique du Mouvement populaire, a rejeté avoir entamé une campagne électorale prématurée, affirmant que sa rencontre avec les personnes invitées à son domicile, sis au quartier Souissi à Rabat, perquisitionné par les forces de l'ordre, «est une réunion ordinaire qui s'inscrit dans le cadre du suivi des préoccupations des habitants». El Bahraoui a indiqué, en outre, qu'il n'a pas encore présenté sa candidature aux élections législatives de septembre prochain.
Toutefois, un certain nombre de personnes qui se trouvaient au domicile du mis en cause ont reconnu que O. El Bahraoui leur a tenu des promesses sur des travaux d'entretien de quelques infrastructures et bâtiments relevant de la circonscription de Chellah où il compte se présenter en tant que candidat.
Dans cette circonscription devraient également se présenter, entre autres, le secrétaire général du Parti Travailliste, Abdelkrim Benatiq, le pjdéiste Mohamed Belaji, qui remplace dans cette circonscription le président du groupe parlementaire du PJD, Abdellah Baha, l'istiqlalien Mustapha Boukhriss, l'homme d'affaires, Faouzi Chaâbi, sous les couleurs du PPS et le chef du groupe parlementaire de l'USFP, Driss Lachguer.
Le parti de Mohamed Elyazghi ne lui a jamais pardonné le fait qu'il lui ait ravi par deux fois le contrôle de Rabat, en 1997 et en 2003, l'accusant d'avoir usé de moyens illégaux lors des élections communales. Faouzi Chaâbi, pour sa part, s'est toujours opposé au maire sur le dossier de la nouvelle décharge publique de la ville et sur l'affaire des horodateurs.
Omar El Bahraoui n'a pas été auditionné comme prévu lundi dernier par le procureur général du Roi.
Ce dernier se serait contenté du premier rapport de la première audition et de celui fourni par la police judiciaire.
Rappelons que le maire MP de Rabat avait auparavant été épinglé par la Cour des comptes qui avait élaboré, au début de l'année en cours, un rapport accablant sur sa gestion des affaires locales.
Gestion marquée, selon le rapport, par le manque de transparence et l'abus de pouvoir. Ledit rapport fait apparaître certaines irrégularités concernant l'octroi de bons d'essence à des personnes n'ayant aucune relation avec la municipalité, l'offre d'appartements, initialement réservés au relogement des habitants démunis, à des membres de la municipalité et l'octroi de subventions à des associations présidées par des conseillers municipaux.
Par ailleurs, d'aucuns s'attendent à ce que «l'affaire El Bahraoui» fasse tache d'huile. D'autant plus qu'avec les déclarations de certains responsables du MP, versant dans des menaces à peine voilées de sortir de la course parlementaire, il y a risque de confrontations intestines dans les rangs de la majorité.
En effet, des voix MP font état d'actions d'acharnement, visant la crédibilité du parti, dont ils seraient l'objet, mais, sans pour autant les nommer.
De même que les observateurs anticipent sur un éventuel chapelet de dénonciations et de contre-dénonciations qui risque de s'égrener au fil de la pré-campagne électorale.
Dernier fait en date : ce qui s'est passé à Bejaâd, où le candidat USFP, Habib El Malki, qui se réunissait avec des militants de son parti, aurait été empêché de quitter le lieu de ladite réunion.
Ses détracteurs l'accusent de mener une campagne électorale prématurée.
Affaire à suivre !
En effet, après avoir été auditionné par le procureur général du Roi près la Cour d'appel de la capitale, le président de la commune urbaine de Rabat, Omar El Bahraoui, et 83 autres mis en cause, comparaissent, aujourd'hui, devant le tribunal de première instance de Rabat pour quatre chefs d'accusation : "campagne électorale prématurée", "utilisation de moyens appartenant à la commune pour influencer les électeurs", "promesses électorales" et "non respect de la réglementation électorale".
Parmi les personnes convoquées figurent des employés de la commune de Youssoufia, 29 femmes, des élus, des salariés de l'Entraide nationale et autres.
Omar El Bahraoui, membre du bureau politique du Mouvement populaire, a rejeté avoir entamé une campagne électorale prématurée, affirmant que sa rencontre avec les personnes invitées à son domicile, sis au quartier Souissi à Rabat, perquisitionné par les forces de l'ordre, «est une réunion ordinaire qui s'inscrit dans le cadre du suivi des préoccupations des habitants». El Bahraoui a indiqué, en outre, qu'il n'a pas encore présenté sa candidature aux élections législatives de septembre prochain.
Toutefois, un certain nombre de personnes qui se trouvaient au domicile du mis en cause ont reconnu que O. El Bahraoui leur a tenu des promesses sur des travaux d'entretien de quelques infrastructures et bâtiments relevant de la circonscription de Chellah où il compte se présenter en tant que candidat.
Dans cette circonscription devraient également se présenter, entre autres, le secrétaire général du Parti Travailliste, Abdelkrim Benatiq, le pjdéiste Mohamed Belaji, qui remplace dans cette circonscription le président du groupe parlementaire du PJD, Abdellah Baha, l'istiqlalien Mustapha Boukhriss, l'homme d'affaires, Faouzi Chaâbi, sous les couleurs du PPS et le chef du groupe parlementaire de l'USFP, Driss Lachguer.
Le parti de Mohamed Elyazghi ne lui a jamais pardonné le fait qu'il lui ait ravi par deux fois le contrôle de Rabat, en 1997 et en 2003, l'accusant d'avoir usé de moyens illégaux lors des élections communales. Faouzi Chaâbi, pour sa part, s'est toujours opposé au maire sur le dossier de la nouvelle décharge publique de la ville et sur l'affaire des horodateurs.
Omar El Bahraoui n'a pas été auditionné comme prévu lundi dernier par le procureur général du Roi.
Ce dernier se serait contenté du premier rapport de la première audition et de celui fourni par la police judiciaire.
Rappelons que le maire MP de Rabat avait auparavant été épinglé par la Cour des comptes qui avait élaboré, au début de l'année en cours, un rapport accablant sur sa gestion des affaires locales.
Gestion marquée, selon le rapport, par le manque de transparence et l'abus de pouvoir. Ledit rapport fait apparaître certaines irrégularités concernant l'octroi de bons d'essence à des personnes n'ayant aucune relation avec la municipalité, l'offre d'appartements, initialement réservés au relogement des habitants démunis, à des membres de la municipalité et l'octroi de subventions à des associations présidées par des conseillers municipaux.
Par ailleurs, d'aucuns s'attendent à ce que «l'affaire El Bahraoui» fasse tache d'huile. D'autant plus qu'avec les déclarations de certains responsables du MP, versant dans des menaces à peine voilées de sortir de la course parlementaire, il y a risque de confrontations intestines dans les rangs de la majorité.
En effet, des voix MP font état d'actions d'acharnement, visant la crédibilité du parti, dont ils seraient l'objet, mais, sans pour autant les nommer.
De même que les observateurs anticipent sur un éventuel chapelet de dénonciations et de contre-dénonciations qui risque de s'égrener au fil de la pré-campagne électorale.
Dernier fait en date : ce qui s'est passé à Bejaâd, où le candidat USFP, Habib El Malki, qui se réunissait avec des militants de son parti, aurait été empêché de quitter le lieu de ladite réunion.
Ses détracteurs l'accusent de mener une campagne électorale prématurée.
Affaire à suivre !
