Nation

Scène politique

Le Parti travailliste sous l'aile de l'Ittihad

author LE MATIN

Les deux partis se mettront d'accord sur les garanties nécessaires pour éviter les travers de la première expérience.

Les deux partis se mettront d'accord sur les garanties nécessaires pour éviter les travers de la première expérience.

Les voies de la politique sont devenues impénétrables au Maroc. Tant et si bien que les flux et reflux qui la ballotent débouchent souvent sur des arrangements que l'on soupçonne peu ou prou.

Et même si qu'un parti comme l'USFP continue d'encaisser les coups, suite à la colère de trois de ses ténors (Larbi Ajjoul, Mohamed Achaâri et Ali Bouabid), il n'aura rien perdu de sa force d'attraction. Car, il y a de fortes chances que l'Union socialiste reprenne sous son bonnet le Parti travailliste d'Abdelkrim Benatiq. Celui-là même qui est sorti en 2005 du giron ittihadi avec Omar Seghrouchni et Mohammed El-Ouchari pour créer une nouvelle formation du centre gauche. Aujourd'hui, les choses ont changé et les ardeurs du passé ont laissé place aux arrangements qui peuvent naitre d'un rapprochement qui se profile depuis déjà plusieurs mois. La prise de contact entre responsables des deux partis, on en cite Driss Lachgar, Hamid Jmahri et Benatiq, se sont également approprié cette idée de regroupement de la gauche pour faire face aux changements qui ont retracé les contours du landerneau politique national.

Le parti Authenticité et modernité qui a raflé la mise aux communales du 12 juin dernier a donné du fil à retordre aux partis historiques et en premier lieu l'USFP qui depuis cherche à reprendre du poil de la bête sans y arriver. L'horizon s'est davantage embué lorsqu'un parti de la majorité gouvernementale, le RNI, a scellé une alliance parlementaire, avec un parti de l'opposition, l'UC.
Dans ce magma inextricable sur fond de course effrénée aux législatives de 2012, il fallait bien se ressaisir et se préparer au pire. Au milieu de tout cela, l'USFP devait se transformer ou disparaitre, dirait-on. Peut être que réussir une alliance voire une fusion avec le PT, permettra au parti de la rose de reprendre confiance et donner l'exemple à d'autres formations jusqu'ici hésitantes.

D'autant plus qu'un des points saillants du 8ème congrès ittihadi consiste à ouvrir un débat dépassionné avec la famille de gauche. Une recommandation qui malheureusement trouvait son antithèse et en plein congrès dans l'insurrection des militants de l'ex-PSD (Parti socialiste et démocratique) d'Aissa Ourdighi qui a rejoint l'USFP en 2005. Leur courroux se justifiait par leur exclusion des instances et des listes d'accréditation. Mais pour Benatiq qui attend une offre concrète de l'Ittihad, la démarche n'est plus la même. Les deux partis se mettront d'accord sur les garanties nécessaires pour éviter les travers de la première expérience. En tout cas, ils se donnent le temps pour faire mûrir le deal selon une approche stratégique qui n'exclut pas les différents paramètres qui peuvent entrer en jeu.

Les deux formations ne perdent pas de vue les autres partenaires existants et potentiels. Le PPS qui tient son 8ème congrès national en fin de ce mois, jouera aussi sa part de la partition. D'aucuns diront qu'un Nabil Benabdellah à sa tête serait plus enclin à un pôle de gauche fort et tiré par l'USFP. Avec Abdelouahed Radi, homme de consensus, doté d'une grande capacité d'écoute, les choses peuvent prendre la cadence qu'il faut. Notamment pour faire front commun en faveur d'une certaine réforme du Code électoral. De son côté, le PT devra discuter des options qui lui sont données lors de sa prochaine réunion du Conseil national qui aura lieu le 23 mai à Kénitra. Ensuite les deux partis auront tout le temps nécessaire, durant l'année 2011, pour peaufiner leur accord. Pour les sceptiques, le parti de Benatiq trouverait dans son mariage avec l'Ittihad une sorte de consolation après l'échec mal consommé avec le FFD de Thami Khyari. Rappelons que le PT et le FFD ont commencé les contacts, il y a plus d'un an, pour concocter une plateforme commune qui n'a jamais vu le jour. Les deux partis ont battu le pavé pour rassembler d'autres formations autour de leur «projet», mais ce fut sans compter sur les différends qui les ont pris de court, chemin faisant. Depuis, l'option d'un pôle de gauche a beaucoup perdu de son charme tant et si bien que l'on préfère faire cavalier seul en attendant de meilleurs jours.

La fièvre des pôles

Depuis les élections du 7 septembre 2007, dans la foulée d'un mea culpa général, les partis se sont tous tournés vers la création de pôles pour donner une image plus nette d'un échiquier politique éclaté. La balkanisation a été, certes, pointée du doigt et présentée comme principal écueil à l'émergence d'une carte politique homogène. Il fallait donc jouer la carte des rapprochements du moment où les lois sur les partis et sur les élections l'encouragent. Pôle de gauche, pôle haraki, pôle socialo-démocrate, pôle des confettis de l'avant-garde, la liste est élastique. En juillet 2008, l'USFP, le PS, le PPS, le PT et le FFD devaient mettre la main dans la main pour un grand pôle de gauche. Les cinq partis avaient ensuite convenu de se mettre d'accord sur une plateforme commune à la fin du mois d'août de la même année, sans suite. Le capotage du premier épisode du 8ème congrès des Ittihadis a joué le rôle déplorable de grain de sable. A la croisée des chemins et à quelques mois des communales de 2009, la gauche marocaine semblait abandonner la voie d'un grand parti unique pour s'engager dans celle de la coordination. L'on retrouvait la même hésitation au sein de la koutla (Istiqlal, USFP, PPS). Les ténors du parti de la balance et ceux du parti de la rose ont ouvert le bal omettant, toutefois, de convier ceux du PPS. Ceci a eu les répercussions que l'on connait. L'effritement a profité au PAM qui, malgré tout, a tendu la perche lors de la constitution des conseils élus à ces partis mêmes qui le redoutaient et vice-versa.

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