D'ailleurs, les dernières grandes catastrophes naturelles ont été annoncées par ces nouveaux médias et ont été reprises après par les agences de presse internationales», a souligné Rachid Jankari, spécialiste des nouveaux médias, lors de l'atelier «Médias et changement climatique», organisé récemment à Rabat par le Programme adaptation en Afrique (PAA), financé par le Japon et mis en œuvre par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).
Cette nouvelle donne incite les journalistes à s'adapter et, par conséquent, ils devront appliquer un traitement journalistique du changement climatique loin de tout sensationnel. «Le changement climatique est devenu une donnée régulière. Face à cette réalité, les journalistes devront collaborer avec les scientifiques pour expliquer les causes et les impacts de ce phénomène naturel sur la vie des populations loin de tout catastrophisme », a lancé Mamadou Ndiaye, journaliste et «team leader» au PAA.
Les médias devront également se rendre compte que changement climatique et développement durable sont aujourd'hui indissociables et ils sont tous les deux analysés par les experts sous l'angle de la croissance «verte». «Tous les projets de développement doivent prendre en compte le changement climatique. Il existe des opportunités de financements pour promouvoir les technologies propres. Même si le changement climatique continue d'être perçu par l'opinion publique comme une catastrophe, il reste toutefois une opportunité à saisir pour se remettre en cause», a souligné Yassir Benabdallaoui, chargé de programme au Pnud.
Opter pour des technologies «vertes», c'est aussi l'objectif du Maroc. Face à la rareté de l'eau, le pays explore de nouvelles mesures non conventionnelles. «La température du Maroc a augmenté pendant les trente dernières années. Selon des études, il y aura 15% de baisse d'eau à l'horizon 2020 dans notre pays. Pour faire face à cette nouvelle réalité, le pays a opté pour le dessalement de l'eau de mer. Par ailleurs, notre pays s'est aussi lancé dans un grand programme d'énergies renouvelables, solaire et éolien», a noté Mohamed Sinan, directeur adjoint chargé de la recherche à l'École Hassania des travaux publics.
Les changements climatiques vont aussi aggraver les inégalités entre hommes et femmes. Dans le milieu rural, les ressources naturelles tendent à diminuer. Par exemple, pour la recherche de l'eau et du bois, la femme sera la première victime. Pour plus d'équité, il est nécessaire d'opter pour une approche genre. «L'approche genre nous permet d'avoir une idée sur la place de chaque individu dans la société. Cette politique permet de mieux cibler les actions de développement. Elle consiste à tenir compte des besoins spécifiques des hommes et des femmes et de les intégrer dans le cycle d'un projet, d'un programme, d'une stratégie et d'une politique», a indiqué Fatima Zahid, spécialiste du genre et changement climatique à l'École nationale d'agriculture de Meknès.
Et d'ajouter: «Dans l'approche genre, la coopération remplace la lutte des sexes et le développement équitable se substitue à la lutte des classes». Si les oasis et les montagnes seront les zones les plus fragilisées par le changement climatique, les zones côtières n'échapperont pas elles aussi à ce phénomène naturel. «Dans l'avenir, les zones côtières vont être menacées davantage par l'érosion marine. Toujours à cause du changement climatique, les phénomènes naturels extrêmes seront aggravés. A cet effet, nous risquons d'avoir en un siècle deux tsunamis au lieu d'un seul», a souligné la professeur Nadia Mhammdi, professeur à l'Institut scientifique –université Mohammed V Agdal à Rabat. S'adressant aux journalistes, lors d'une sortie sur le terrain, Mhammdi a expliqué que des roches géantes sur la plage Miramare près de Rabat ont été déplacées jusqu'à cette zone par le tsunami de Lisbonne de 1755. «Ces roches qui pèsent entre 500 et 700 tonnes ne peuvent être déplacées par une vague moyenne».
«L'Asie s'est appropriée seule le phénomène des tsunamis. Il faut que les Africains à leur tour s'approprient leur mémoire. Dans ce sens, les Marocains doivent valoriser leur histoire maritime et utiliser ces roches géantes déplacées par le tsunami de Lisbonne comme un argument touristique pour vendre la destination Maroc», a conclu le journaliste Mamadou Ndiaye.
Le PAA a été créé sous l'auspice du cadre conjoint Japon-Pnud pour le renforcement du partenariat en matière de lutte contre les changements climatiques en Afrique, lequel a été mis en place à la 4e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD) en 2008.
Cette nouvelle donne incite les journalistes à s'adapter et, par conséquent, ils devront appliquer un traitement journalistique du changement climatique loin de tout sensationnel. «Le changement climatique est devenu une donnée régulière. Face à cette réalité, les journalistes devront collaborer avec les scientifiques pour expliquer les causes et les impacts de ce phénomène naturel sur la vie des populations loin de tout catastrophisme », a lancé Mamadou Ndiaye, journaliste et «team leader» au PAA.
Les médias devront également se rendre compte que changement climatique et développement durable sont aujourd'hui indissociables et ils sont tous les deux analysés par les experts sous l'angle de la croissance «verte». «Tous les projets de développement doivent prendre en compte le changement climatique. Il existe des opportunités de financements pour promouvoir les technologies propres. Même si le changement climatique continue d'être perçu par l'opinion publique comme une catastrophe, il reste toutefois une opportunité à saisir pour se remettre en cause», a souligné Yassir Benabdallaoui, chargé de programme au Pnud.
Opter pour des technologies «vertes», c'est aussi l'objectif du Maroc. Face à la rareté de l'eau, le pays explore de nouvelles mesures non conventionnelles. «La température du Maroc a augmenté pendant les trente dernières années. Selon des études, il y aura 15% de baisse d'eau à l'horizon 2020 dans notre pays. Pour faire face à cette nouvelle réalité, le pays a opté pour le dessalement de l'eau de mer. Par ailleurs, notre pays s'est aussi lancé dans un grand programme d'énergies renouvelables, solaire et éolien», a noté Mohamed Sinan, directeur adjoint chargé de la recherche à l'École Hassania des travaux publics.
Les changements climatiques vont aussi aggraver les inégalités entre hommes et femmes. Dans le milieu rural, les ressources naturelles tendent à diminuer. Par exemple, pour la recherche de l'eau et du bois, la femme sera la première victime. Pour plus d'équité, il est nécessaire d'opter pour une approche genre. «L'approche genre nous permet d'avoir une idée sur la place de chaque individu dans la société. Cette politique permet de mieux cibler les actions de développement. Elle consiste à tenir compte des besoins spécifiques des hommes et des femmes et de les intégrer dans le cycle d'un projet, d'un programme, d'une stratégie et d'une politique», a indiqué Fatima Zahid, spécialiste du genre et changement climatique à l'École nationale d'agriculture de Meknès.
Et d'ajouter: «Dans l'approche genre, la coopération remplace la lutte des sexes et le développement équitable se substitue à la lutte des classes». Si les oasis et les montagnes seront les zones les plus fragilisées par le changement climatique, les zones côtières n'échapperont pas elles aussi à ce phénomène naturel. «Dans l'avenir, les zones côtières vont être menacées davantage par l'érosion marine. Toujours à cause du changement climatique, les phénomènes naturels extrêmes seront aggravés. A cet effet, nous risquons d'avoir en un siècle deux tsunamis au lieu d'un seul», a souligné la professeur Nadia Mhammdi, professeur à l'Institut scientifique –université Mohammed V Agdal à Rabat. S'adressant aux journalistes, lors d'une sortie sur le terrain, Mhammdi a expliqué que des roches géantes sur la plage Miramare près de Rabat ont été déplacées jusqu'à cette zone par le tsunami de Lisbonne de 1755. «Ces roches qui pèsent entre 500 et 700 tonnes ne peuvent être déplacées par une vague moyenne».
«L'Asie s'est appropriée seule le phénomène des tsunamis. Il faut que les Africains à leur tour s'approprient leur mémoire. Dans ce sens, les Marocains doivent valoriser leur histoire maritime et utiliser ces roches géantes déplacées par le tsunami de Lisbonne comme un argument touristique pour vendre la destination Maroc», a conclu le journaliste Mamadou Ndiaye.
Programme d'adaptation en Afrique
Le Programme d'adaptation en Afrique (PAA) appuie les gouvernements de 20 pays africains, dont le Maroc, en vue d'atteindre un niveau de changement susceptible de les aider à inscrire leur planification et interventions en matière d'adaptation aux changements climatiques, non plus à travers des projets sectoriels et isolés mais plutôt selon une approche stratégique caractérisée par une planification intégrée et multisectorielle.Le PAA a été créé sous l'auspice du cadre conjoint Japon-Pnud pour le renforcement du partenariat en matière de lutte contre les changements climatiques en Afrique, lequel a été mis en place à la 4e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD) en 2008.
