Cérémonie de clôture à Sidi Taibi du projet socio-éducatif de la Fondation Zakoura Education et de la Fondation de la Caisse de d'épôt et de gestion.
Le programme d'alphabétisation communautaire concerne les personnes à partir de l'âge de 16 ans, en priorité les femmes.
LE MATIN
18 Septembre 2011
À 14:35
La localité de Sidi Taibi, à une dizaine de kilomètres au nord de Kénitra, a abrité une cérémonie de clôture du projet socio-éducatif géré par la Fondation Zakoura Education et financé par la Fondation de la Caisse de Dépôt et de Gestion. Une centaine de bénéficiaires, femmes et jeunes enfants, ont été récompensés à cette occasion.
A cet égard, il a été procédé à la remise d'attestations d'alphabétisation à 80 femmes ayant suivi le programme et des manuels scolaires à 20 élèves ayant suivi avec succès une éducation non formelle. Un ordinateur portable a été remis à un élève ayant obtenu la meilleure note à l'examen national de l'enseignement du primaire.
«Près de 500 élèves au niveau national ont bénéficié cette année du programme d'éducation non formelle, avec un taux de réussite de 96,4%. Près de 22.000 enfants et près de 80.000 femmes ont été inscrits au programme intégré «Shems Al Ousra» depuis la création de la fondation en 1997. Tout au long de ses quatorze ans d'existence, la fondation Zakoura Education a développé un savoir faire unique dans le monde de l'éducation non formelle et dans la lutte contre l'analphabétisme» a déclaré à cette occasion le directeur général de la Fondation Zakoura Education.
Youssef Mouaddib. De son côté, le directeur exécutif de la fondation CDG, Mohamed Kimakh, n'a pas manqué d'exprimer sa satisfaction pour la réussite du programme intégré «Shems Al Ousra» et a , par la même occasion exprimé la disposition de son département de financer d'autres programmes de lutte contre l'analphabétisme et de scolarisation dans d'autres régions du Royaume.
Le programme socio-éducatif de la fondation Zakoura s'inscrit dans le cadre d'une convention de partenariat signée avec la CDG en novembre 2006 et dont la réalisation s'est étalée sur une durée de 39 mois. Ce projet vise à mettre en place un programme d'éducation non formelle au profit des enfants déscolarisés âgés de 8 à 16 ans, des cours de soutien scolaire pour des écoles publiques primaires, un programme d'alphabétisation et de sensibilisation à la santé et à l'hygiène en faveur des femmes ainsi qu'un programme de requalification professionnelle visant la réinsertion des jeunes dans le domaine du travail ou les préparer à l'obtention de micros-crédits.
A noter que le programme d'alphabétisation communautaire concerne les personnes à partir de l'âge de 16 ans, en priorité les femmes. Ce programme vise à transmettre les compétences de base en lecture, écriture et calcul pour améliorer le quotidien des bénéficiaires (remplir des formulaires administratifs, faire des opérations basiques en mathématiques, prendre quelques mesures, lire des consignes simples,..) et leur transmettre aussi des compétences transversales en vue d'un développement économique et social.
Concernant l'éducation informelle, elle permet aux enfants âgés de 8 à 16 ans d'acquérir sur une période de 3 ans l'ensemble des compétences de l'enseignement primaire (arabe, français, mathématiques,..). Le programme favorise en outre l'épanouissement des bénéficiaires à travers des activités parascolaires telles que le dessin, le théâtre, la musique et le sport. C'est aussi une opportunité pour sensibiliser les enfants à l'éducation sociale et au civisme. A l'issue de ce cycle, 3 possibilités s'offrent aux bénéficiaires : intégrer l'enseignement public, suivre une formation professionnelle qualifiante ou s'engager dans la vie active. Les initiateurs du programme de l'éducation informelle tiennent à ce que les parents soient impliqués dans la mise en œuvre et le suivi de l'école. Et ce, par un engagement à envoyer quotidiennement leurs enfants à l'école et la présence aux réunions mensuelles.
Kénitra accueille une grande délégation de ses anciens résidents
Le président de la commune urbaine de Kénitra, Aziz Rebbah, a dernièrement réservé un accueil officiel à une délégation d'une trentaine d'anciens résidents de la ville, venus de France et des Etats Unis pour renouer les liens avec une ville où ils sont nés ou ont vécu une grande partie de leur vie. La rencontre a eu lieu dans la grande salle de réunion de la municipalité que beaucoup parmi les hôtes ont reconnue avec nostalgie. Certains se rappellent même, avec une grande émotion, y avoir célébré leur mariage, comme Frédéric Aragon, né à Kénitra en 1927, et sa femme Janine Thomas qui y avaient scellé leur union en 1953. M. Rebbah n'a pas manqué d'exprimer tout le plaisir de rafraîchir «cette mémoire commune et partager les souvenirs» avec les anciens résidents de la ville et a souhaité «donner plus de sens» à cette visite en identifiant quelques projets socioculturels et économiques susceptibles de raffermir leur attachement à leur ancienne cité. Il a exposé les atouts de la ville et souhaité voir ses hôtes contribuer, à travers des partenariats, aux grands projets structurants de la ville qui, dit-il, est à la recherche d'une vocation pour lui permettre d'occuper la place qu'elle mérite parmi les grandes cités marocaines. «Nous avons vécu dans la ville alors qu'elle n'était qu'à un seul étage et la population ne dépassait guère 35 mille personnes. Aujourd'hui elle prend de plus en plus de l'ampleur», a rétorqué M. Aubert Henri, président de l'Amicale des anciens habitants de Kénitra, dont le siège se trouve à Pau, en France. M. Aubert s'est particulièrement dit très reconnaissant du soin avec lequel a été entretenu le cimetière chrétien de la ville. «Kénitra, a-t-il dit, est notre ville et nous nous y sentons des citoyens à part entière».