« La forêt de cèdre est en danger et malgré nos dénonciations, rien n'empêche des personnes connues dans la région de continuer à détruire ce patrimoine national. Nous nous sommes déplacés à Rabat pour alerter l'opinion publique sur la détérioration avancée de ce bien public », a indiqué Fatima Aguennouz, présidente de la section locale de l'association marocaine des droits humains (AMDH) à Khénifra, lors d'une conférence de presse organisée dernièrement dans la capitale. Cette alerte vient donc rappeler aux responsables que malgré les décisions prises lors des troisièmes « Assises de la recherche forestière », organisées en 2008, à Khénifra sur le thème « L'écosystème cédraie, enjeu stratégique pour le développement régional », par le Haut Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la désertification (HCEFLD), un réseau criminel agit en toute impunité dans cette région.
Quant à ceux qui dénoncent ces agissements, ils doivent s'attendre au pire. Ainsi les membres de cette mafia du bois n'hésitent pas à mettre le feu à la maison du militant Ait Aziz Said après qu'il ait témoigné devant une commission d'enquête sur l'abattage illégal du cèdre. Ils attaquent aussi à jets de pierres les foyers d'autres personnes ayant dénoncé ces hors la loi. « Et quand une commission est dépêchée pour enquêter sur place, elle est détournée de sa mission et conduite chez l'oncle du principal instigateur de ce réseau mafieux pour y déjeuner», a indiqué un rapport de l'AMDH. Ces enquêteurs ont aussi failli à leur mission. «Quand un membre de cette commission d'enquête a proposé à ces visiteurs d'aller vérifier un dépôt de bois où serait déposé du cèdre volé, ces derniers ont refusé », a ajouté ce même document.
Dans cette destruction programmée de la forêt, les coupables camouflent les faits.
Sur le terrain, les techniques pour faire disparaître les preuves se multiplient, telles que le fait de recouvrir de terre la souche pour camoufler la coupe récente de l'arbre », a souligné Aziz Akkaoui, membre de l'AMDH à Khénifra. Pour les défenseurs de la forêt, ces violations bénéficient de complicités locales. Pour preuve, ils citent l'exemple des coupes groupées, l'une à côté de l'autre. Selon eux, les auteurs rasent tranquillement les arbres sans être inquiétés. Par ailleurs, ils appellent les visiteurs dans la région à ne pas se limiter à voir que les abords de la forêt, car les apparences sont trompeuses. Il faut selon eux s'aventurer un peu dans la forêt pour découvrir le massacre du cèdre. Si le phénomène de destruction illégale de cet arbre s'est amplifié, c'est que la région ne possède pas d'activités économiques pouvant offrir du travail à la population. Et même lorsqu'il existe des programmes de développement, il y a toujours quelqu'un pour les saboter.
«Dans le cadre, de la politique du HCEFLD qui encourage la création de coopératives villageoises, un projet est toujours bloqué par le président de la commune rurale de Sidi Yahia ou-Youssouf sous divers prétextes», a ajouté
M. Akkaoui. Ce manque de perspectives encourage le crime organisé à recruter facilement parmi les villageois : paysans pauvres, chômeurs, éleveurs en difficulté, etc. Un fois coupé, le bois volé est acheminé chez des menuisiers qui achètent la pièce entre 150 et 200 DH. La multiplication de ces petites unités pose un problème. «Il existe plus d'une quarantaine de scieries qui fonctionnent à l'intérieur de la forêt, ce qui est illégal. La loi prévoit que ces unités soient installées au moins à 30 km loin de la forêt. Par ailleurs, même si le bois est volé dès qu'il rentre dans une scierie, il devient légal», a noté un intervenant à cette rencontre.
Un autre a même expliqué que des personnes dans cette région ne se contentent plus d'enlever les arbres, mais occupent même des terrains qui ne leur appartiennent pas. Pendant ce temps, au lieu d'abattre la pieuvre locale, des responsables font circuler des informations les plus folles rendant le singe magot responsable de la détérioration de cette forêt et par conséquent à l'origine du malheur des villageois.
Quant à ceux qui dénoncent ces agissements, ils doivent s'attendre au pire. Ainsi les membres de cette mafia du bois n'hésitent pas à mettre le feu à la maison du militant Ait Aziz Said après qu'il ait témoigné devant une commission d'enquête sur l'abattage illégal du cèdre. Ils attaquent aussi à jets de pierres les foyers d'autres personnes ayant dénoncé ces hors la loi. « Et quand une commission est dépêchée pour enquêter sur place, elle est détournée de sa mission et conduite chez l'oncle du principal instigateur de ce réseau mafieux pour y déjeuner», a indiqué un rapport de l'AMDH. Ces enquêteurs ont aussi failli à leur mission. «Quand un membre de cette commission d'enquête a proposé à ces visiteurs d'aller vérifier un dépôt de bois où serait déposé du cèdre volé, ces derniers ont refusé », a ajouté ce même document.
Dans cette destruction programmée de la forêt, les coupables camouflent les faits.
Sur le terrain, les techniques pour faire disparaître les preuves se multiplient, telles que le fait de recouvrir de terre la souche pour camoufler la coupe récente de l'arbre », a souligné Aziz Akkaoui, membre de l'AMDH à Khénifra. Pour les défenseurs de la forêt, ces violations bénéficient de complicités locales. Pour preuve, ils citent l'exemple des coupes groupées, l'une à côté de l'autre. Selon eux, les auteurs rasent tranquillement les arbres sans être inquiétés. Par ailleurs, ils appellent les visiteurs dans la région à ne pas se limiter à voir que les abords de la forêt, car les apparences sont trompeuses. Il faut selon eux s'aventurer un peu dans la forêt pour découvrir le massacre du cèdre. Si le phénomène de destruction illégale de cet arbre s'est amplifié, c'est que la région ne possède pas d'activités économiques pouvant offrir du travail à la population. Et même lorsqu'il existe des programmes de développement, il y a toujours quelqu'un pour les saboter.
«Dans le cadre, de la politique du HCEFLD qui encourage la création de coopératives villageoises, un projet est toujours bloqué par le président de la commune rurale de Sidi Yahia ou-Youssouf sous divers prétextes», a ajouté
M. Akkaoui. Ce manque de perspectives encourage le crime organisé à recruter facilement parmi les villageois : paysans pauvres, chômeurs, éleveurs en difficulté, etc. Un fois coupé, le bois volé est acheminé chez des menuisiers qui achètent la pièce entre 150 et 200 DH. La multiplication de ces petites unités pose un problème. «Il existe plus d'une quarantaine de scieries qui fonctionnent à l'intérieur de la forêt, ce qui est illégal. La loi prévoit que ces unités soient installées au moins à 30 km loin de la forêt. Par ailleurs, même si le bois est volé dès qu'il rentre dans une scierie, il devient légal», a noté un intervenant à cette rencontre.
Un autre a même expliqué que des personnes dans cette région ne se contentent plus d'enlever les arbres, mais occupent même des terrains qui ne leur appartiennent pas. Pendant ce temps, au lieu d'abattre la pieuvre locale, des responsables font circuler des informations les plus folles rendant le singe magot responsable de la détérioration de cette forêt et par conséquent à l'origine du malheur des villageois.
