13 Mai 2012 À 10:35
Le 23e Congrès de l’Institut mondial des caisses d’épargne (IMCE), organisé dans la cité ocre les 10 et 11 mai derniers par Barid Al-Maghrib (via sa filiale bancaire Al-Barid Bank) et le groupe CDG (Caisse de dépôt et de gestion) a tenu toutes ses promesses. Sa réussite ne tenait pas seulement à une bonne organisation, mais également au contexte particulier de son organisation, marqué par une quête à grande échelle d’un modèle bancaire et financier apte à faire face à une crise financière internationale qui n’a pas encore dit son dernier mot. D’ailleurs, la plupart des participants ont clairement exprimé leur espoir de voir se dégager de ce rendez-vous international, organisé pour la première en terre africaine, des idées fortes en mesure de contribuer à redresser la situation financière internationale qui est loin d’être au mieux de sa forme.
Après deux jours d’intenses débats auxquels ont pris part plus de 500 experts venus de tous les continents, les résultats ont été concluants, comme l’ont exprimé les différents intervenants à la clôture de ce grand événement de la communauté financière internationale, et à leur tête le président de l’IMCE, José Antonio Olavarrieta. Pour ce fervent défenseur des Caisses d’épargne, ce modèle aura été plébiscité lors de cette rencontre parce que c’est un modèle solide qu’il faudra promouvoir encore davantage. Un exemple d’organisation qui pourra aussi contribuer à asseoir les bases une société juste et équitable, jouer le rôle de bouée de sauvetage de l’économie locale et force motrice de l’économie dans sa globalité, d’après Said Laftit, secrétaire général du groupe CDG. Cette rencontre aura par ailleurs, toujours selon M. Laftit, permis de procéder à un travail profond d’autoévaluation du modèle de développement des caisses d’épargne et de benchemarking pour rehausser ce modèle. Tout cela en a fait une rencontre riche en enseignements, d’après ce haut cadre de la CDG.
Les experts qui ont animé les débats se sont dits convaincus par le fait que ce modèle est un outil efficace pour faire face à la crise financière, en faisant de la proximité un dogme. En fait, les institutions d’épargne n’ont pu garder la tête hors de l’eau dans cette conjoncture économique internationale que parce qu’elles sont plus sensibles que d’autres institutions financières aux attentes et aux besoins de leurs clients, qu’ils soient particuliers ou entreprises, selon M. Laftit. Ainsi, explique ce dernier, ces institutions veillent à être des partenaires privilégiés des entreprises, leur assurent de l’accompagnement et ne se contentent pas d’être leurs banquiers, mais également leurs consultants.
Ce débat élargi, où sont exposées les expériences des différents pays en matière d’épargne, a également permis aux participants d’arriver à une conviction largement partagée et qui consiste à considérer les nouvelles technologies comme un recours incontournable pour développer l’épargne, à travers des offres basées sur le mobile banking. Ce recours, qui permet une grande maitrise des coûts, est d’autant plus recommandable et même nécessaire, d’après les participants à cette rencontre, que l’usage des nouvelles technologies est de plus en plus démocratisé et connait un engouement sans précédent, faisant de l’ère numérique une réalité tangible. En tout état de cause, les Caisses d’épargne sont bien placées pour jeter un pont entre les diasporas et leurs pays d’origine, conclut le responsable de la CDG.