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Mardi 09 Juin 2026
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La Déclaration de Marrakech consacre le modèle des Caisses d’épargne

Le 23e Congrès de l’IMCE, organisé les 10 et 11 mai à Marrakech sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, a permis l’émergence d’idées novatrices pour un système financier qui s’appuie de plus en plus sur les Caisses d’épargne.

La Déclaration de Marrakech consacre le modèle des Caisses d’épargne
Une des séances plénières du 23e congrès de l’IMCE.

Au moment où le système financier international est livré à de sérieux doutes quant à sa viabilité et à sa capacité à se refaire une santé après une série de déboires qu’il a essuyés ces dernières années, les Caisses d’épargne se sont résolument imposées comme un bon modèle assurant la pérennité d’un modèle financier qui a de l’avenir et dont on aura bien intérêt à lancer le chantier le plus tôt possible.

C’est l’une des principales leçons de ce 23e Congrès de l’Institut mondial des Caisses d’épargne (IMCE), co-organisé par Barid Al Maghrib (via sa filiale postale Al Barid Bank) et le groupe CDG (Caisse de dépôt et de gestion) et dont les travaux ont été clôturés vendredi à Marrakech, après deux jours d’intenses débats sur l’un des grands sujets qui agitent la communauté financière internationale en ce moment.
Cette leçon figure d’ailleurs en bonne place dans ce que les organisateurs de l’événement ont appelé la Déclaration de Marrakech, consistant en un ensemble de recommandations et incitant à prendre modèle sur les Caisses d’épargne pour sauver la finance internationale.

Le client au centre des attentes

La rencontre a été considérée comme une occasion en or, qui a permis l’émergence d’idées novatrices pour consolider le modèle des Caisses d’épargne, notamment en assouplissant sa réglementation, jugée encore quelque peu rigide, selon le président de l’IMCE, José Antonio Olavarrieta.

Intervenant sur la question, le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Khalid Safir, a estimé que le modèle est censé pallier les insuffisances qui caractérisent le système financier international et qui ont été révélées par la crise économique internationale et dont nous vivons encore les spasmes aujourd’hui. Ces insuffisances consistent notamment, selon le responsable, dans «l’innovation financière à outrance, la déconnexion de la sphère monétaire de la sphère réelle et l’autonomisation croissante du secteur financier qui est devenu une industrie à part entière».

En fait, explique-t-il, «le mode d’intervention des Caisses d’épargne leur permet d’être plus à l’écoute des besoins et des attentes grandissants de leur clientèle, qu’ils soient particuliers ou entreprises. Il leur permet de faire de l’inclusion financière et du financement du développement des priorités, en mettant le client et ses besoins au centre des stratégies et des interventions».

Pour sa part, Anass Houir Alami, directeur général du groupe CDG, a expliqué que «ce modèle est d’autant plus crédible que, parallèlement à sa dimension humaine et de proximité, il reste un modèle rentable».
Dans le même ordre d’idées, Amin Benjelloun Touimi, directeur général de Barid Al Maghrib, considère que, «en ces temps plutôt difficiles, les Caisses d’épargne et les banques de détails devront consolider la confiance de leurs clients, notamment en améliorant davantage les pratiques en matière de protection des consommateurs, jouer un rôle prépondérant dans l’inclusion financière dans les pays du Sud plus qu’ailleurs».

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