14 Février 2012 À 18:25
La communauté internationale fait confiance au gouvernement marocain. Tel est le message qu’a tenu à faire passer Nizar Baraka lors de la conférence consacrée à la présentation des résultats de l’économie nationale de l’exercice 2011. Malgré la conjoncture internationale morose, le Maroc est bien noté par les agences internationales. Et pour raison, le Royaume a réussi à maîtriser sa gestion macroéconomique, ce qui lui a rendu possible de maintenir l’inflation à niveau bas et de réaliser une croissance économique forte. Chose qui lui a permis de bénéficier de plusieurs partenariats internationaux. Il s’agit du partenariat de Deauville grâce auquel, le pays bénéficiera, au même titre que l’Égypte, la Tunisie et la Jordanie, d’une enveloppe budgétaire de 80 milliards de dollars sur la période 2011-2013. Méthodologiquement, 40 milliards de dollars devront être mobilisés auprès des membres du G8 et 38 milliards dollars auprès des institutions financières régionales et internationales.
Cette somme (38 milliards) ne sera pas répartie équitablement entre les quatre pays bénéficiaires (Maroc, Égypte, Tunisie et Jordanie), mais en fonction de la capacité de chacun d’eux à proposer des projets convaincants. Dans le cadre de ce partenariat, le Maroc s’est lancé dans une coopération avec La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Cette dernière s’est engagée au Maroc, grâce à son climat d’affaires favorable. Sur le plan technique, le Maroc bénéficiera, avec les autres pays sud-méditerranéens destinataires des Fonds de coopération (Égypte, Tunisie et Jordanie) d’une enveloppe financière globale de 2,5 milliards d’euros entre 2012 et 2015 dans un premier temps et de financements directs par la suite.