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Nouvelles mesures incitatives pour les agriculteurs

Le programme prévisionnel des emblavements 2012-13 porte sur près de 253 150 ha au niveau de la région de Fès-Boulemane, avec une prédominance des cultures des céréales, et de nouvelles plantations fruitières voient le jour sur 2 096,4 ha.

La DRA de Fès-Boulemane assure la disponibilité de 123 000 q de semences au niveau de la région.

09 Octobre 2012 À 17:24

La campagne agricole 2012-2013 semble débuter dans de bonnes conditions avec les premières pluies salutaires du mois de septembre. Le programme prévisionnel des emblavements 2012-13 porte sur prés de 253 150 ha au niveau de la région de Fès-Boulemane. Les cultures des céréales sont comme d’habitude en pôle position avec en prévision la culture de 172 600 ha en bour et 12 000 en irrigué. Elles sont talonnées par les légumineuses, les fourrages et le maraichage avec respectivement

45 500 ha, 14 600 ha et 8 450 ha indique la Direction régionale de l’Agriculture de Fès-Boulemane dans sa dernière note sur l’actuelle et la précédente campagne agricole en soulignant la prédominance de l’irrigué uniquement au niveau du maraichage et l’inexistante des cultures industrielles. Par ailleurs, ces chiffres prévisionnels ne s’éloignent pas beaucoup des chiffres réalisés lors de la précédente campagne agricole 2011-2012. Les cultures céréalières ont couvert quelques 180 450 ha alors que les légumineuses, les fourrages et les maraîchages ont respectivement portés sur 41 740 ha, 14 314 ha et 6 560 ha.

Ceci étant, la Direction régionale de l’agriculture de Fès-Boulemane assure la disponibilité en semence au niveau national de 1 500 000 q et au niveau régional de 123 000 q, dont 112 600 en Blé tendre, 7 000 en blé dur et 3 400 en Orge, et ce à des prix abordables. «Le prix de vente subventionné des semences céréalières est fixé selon l’espèce pour le blé tendre entre 330 et 460 DH/q, pour le blé dur entre 375 et 505 DH/q et pour l’orge de 350 à 480 DH/q», explique-t-on. Et on ajoute que «l’utilisation de la semence sélectionnée constitue le prélude à l’amélioration de la productivité céréalière, les mesures incitatives prises par le ministère en faveur de la promotion de l’utilisation des semences sélectionnées (subvention allant de 150 à 170 DH/q selon les espèces), conjuguées aux efforts de sensibilisation menés conjointement par la DRA Fès-Boulemane et le centre régional de la SONACOS, sont à l’origine des ventes record dans la région qui se chiffrent à 81 900 q lors de la précédente campagne».

Ces ventes, toujours selon la note de la DRA, ont permis de hisser le niveau d’utilisation des semences certifiées à 46% pour le blé tendre, ce qui correspond au palier du niveau d’utilisation prévisionnel projeté par la stratégie du Plan Maroc vert à l’horizon 2020. Concernant l’utilisation des engrais, important facteur de production, la DRA indique que le ministère de l’Agriculture s’assure l’approvisionnement suffisant du marché des engrais pour répondre aux besoins des agriculteurs et aussi pour maintenir la stabilité des prix. Il est surtout question cette année d’éviter la situation vécue lors de la campagne 2011-2012. «Lors de cette campagne, il a été enregistré une hausse de 19% de l’utilisation des engrais, malgré la rupture des stocks du DAP au niveau de la SONACOS au courant du mois de novembre, ce qui a dérégulé le marché des engrais de fond et a induit une flambée des prix de 23%.

Néanmoins, l’utilisation des engrais de couverture ont enregistré une régression de 55% par rapport à la campagne écoulée à cause de l’insuffisance des pluies pendant les mois de février-mars», explique-t-on dans une la note de la DPA de Fès-Boulemane.En ce qui concerne la production animale, la DPA prévoit, en plus des programmes de développement des filières de production animale, la poursuite du programme de protection du cheptel, qui porte sur l’approvisionnement en aliments de bétail, en période de pénurie, des zones touchées par la sécheresse.

Il est aussi prévu, dans le même sillage, la poursuite de l’application du système d’assurance agricole sécurisé contre les risques majeurs tels que la sécheresse, la grêle et le gel, les vents violents… La mise en œuvre du programme national pour l’économie d’eau d’irrigation, le renforcement du Fonds de développement agricole et la poursuite des campagnes de sensibilisation en faveur des agriculteurs, des élus, des coopératives et des associations au niveau des différentes zones de production de la région. Il reste qu’une bonne pluie tombe à temps pour éclaircir les perspectives des agriculteurs et leur permettre de retrouver un niveau de revenu en phase, au moins avec leurs investissements dans la terre.

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