23 Décembre 2012 À 17:30
Affichant la mine des grands jours, le chef de la diplomatie marocaine, Saad-Eddine El Othmani, était fier de dresser le bilan de la présidence tournante par le Maroc du Conseil de sécurité, qui a démarré depuis le début du mois de décembre. «Certes, la présidence du Royaume est de courte durée, mais elle a été marquée par l’adoption d’importantes résolutions, notamment celle autorisant le déploiement d’une force internationale au Mali», a indiqué le ministre des Affaires étrangères lors d’une conférence donnée vendredi dernier à Rabat.
D’après le responsable gouvernemental, l’adoption de la déclaration présidentielle sur la région sahélo-saharienne reflète l’apport positif du Maroc en tant que président du Conseil de sécurité ainsi que la confiance que place la communauté internationale dans la diplomatie marocaine et la reconnaissance des efforts consentis par le Royaume en matière de maintien de la paix et de la stabilité. «Lors de sa présidence du Conseil de sécurité, le Maroc a poursuivi ses efforts et sa contribution efficace pour statuer sur les questions soumises au Conseil, et ce, sur la base des principes et des constantes de la politique étrangère du Maroc, fondée sur le respect de la souveraineté et l’intégrité des États, le dialogue consensuel et le règlement pacifique des différends. Il a également renforcé son action en faveur de l’instauration de la stabilité, la sécurité et la paix dans le monde, en tant que fondements du développement économique et social», a souligné M. El Othmani.
Évoquant l’adoption par le Conseil de sécurité (CS) de la déclaration présidentielle sur la région sahélo-saharienne, le ministre a indiqué que ce document englobait des dimensions politiques, sécuritaires et humanitaires de la crise dans la région sahélo-saharienne. D’après le chef de la diplomatie marocaine, cette déclaration a été consolidée par l’adoption par l’organe de décision de l’ONU d’une résolution validant le déploiement d’une force internationale au Mali. «Cette importante résolution, co-parrainée par le Maroc, contribuera aux efforts visant à résoudre la crise malienne, d’autant qu’elle était très attendue par la communauté internationale, notamment les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)», a déclaré le ministre.
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a souligné que le Royaume du Maroc poursuivrait, dans le cadre de sa mission en tant que président et membre du Conseil, sa défense des questions prioritaires à l’échelle arabe et africaine, en particulier la cause palestinienne, la situation au Proche-Orient et la crise syrienne, ajoutant que le Royaume continuerait également à défendre toutes les questions politiques et de développement relatives au continent africain, notamment celles relatives à la crise au nord du Mali, la crise multidimensionnelle dans la région du Sahel, la situation en République démocratique du Congo, en Côte d’Ivoire, au Sierra Leone, au Soudan et en Somalie. «Le Royaume restera ouvert sur les questions internationales et œuvrera en concertation avec le pays amis pour le maintien de la paix et de la sécurité au niveau régional et international», indique M. Othmani. Pour sa part, M Ahmed Snoussi, ancien ambassadeur-représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, a présenté lors de son intervention un exposé sur les réalisations du Maroc lors de son dernier mandat en tant que président de l’organe de décision de l’ONU. À cet égard, il a réaffirmé les principes et constantes qui animent la politique étrangère du Maroc et son action au sein de l’ONU, rappelant, dans ce cadre, que la question du Sahara demeurait une priorité de la politique étrangère du Maroc.