Fête du Trône 2006

Fête du Trône : Justice : la dernière commission avant la réforme (6)

S.M. le Roi Mohammed VI, en installant, le 8 mai 2012, la Haute Instance du dialogue national sur la réforme du système judiciaire, a fait de cette année l’an I de la nouvelle Constitution, le point de départ, le plus représentatif, le plus consensuel et le plus expert pour lancer un débat national, crédible et fructueux si possible, pour une réforme profonde et globale de la justice marocaine.

27 Juillet 2012 À 19:13

Les grandes affaires, actuellement devant la justice, médiatisées à outrance et qui excitent l’opinion publique, participent-elles de la réforme de la justice ? Confortent-elles la notion primordiale de la présomption d’innocence ? Donnent-elles une valeur supérieure au principe de l’égalité de tous devant la loi en ciblant quelques personnalités, jugées en détention, dans un lot plus large d’affaires citées dans les nombreux rapports de la Cour des comptes ?

Ces questions à elles seules éclairent d’une lumière crue les travers de notre justice, même quand les responsables de celle-ci se flattent aujourd’hui d’avoir des postures éthiques exemplaires. Il n’empêche que l’étanchéité requise, entre une politique judiciaire donnée et une politique gouvernementale tout court, doit être irréprochable comme la femme de César.

Le résultat est là : les hauts fonctionnaires et les responsables publics se sentent, aujourd’hui, collectivement stigmatisés dans leur probité, leur honnêteté, leurs revenus légitimes, leur train de vie, leurs véhicules et le reste est à l’avenant… Ils sont voués aux gémonies populistes. Le sentiment de fierté de servir l’État se transforme, peu à peu, en peur de l’emballement aveugle d’un appareil judiciaire qui n’a pas encore bénéficié de la mise à niveau qui le hisserait, après des années d’égarement, à la hauteur de l’ambition forte que la nouvelle Constitution a pour lui : l’Indépendance.

S.M. le Roi Mohammed VI, garant suprême de la Justice de tous les Marocains et «garant de l’indépendance de la justice, veillant au respect de la Constitution et des droits et libertés des individus et des collectivités» est on ne peut plus clair sur ces questions. Deux discours royaux, le discours du trône de 2008 et le discours du 20 août 2009 ont, dans un passé récent, défini le cadre dans lequel la justice devait être réformée et fixé des exigences éthiques très élevées. Le discours du 8 mai 2012, lors de l’installation de la Haute Instance, confirme lui aussi la nécessité de sortir la justice marocaine de l’ornière et de lui permettre de jouer son rôle dans la réussite du projet de règne du Souverain.

«Nous sommes, en effet, convaincu que la justice est le socle sur lequel repose l’État de droit et des institutions. Elle est fondamentale pour faire prévaloir la suprématie de la loi, dont Nous sommes le Garant, ainsi que pour inciter à l’investissement et stimuler le développement dont Nous nous employons à faire une réalité tangible», a affirmé S.M. le Roi dans son discours.

Maintenant, notre pays s’apprête à célébrer dans la fierté, dans l’unité, dans la confiance et la joie le treizième anniversaire de l’intronisation de S.M. le Roi Mohammed VI, le peuple marocain, qui suit attentivement les progrès du chantier Maroc, qui avance malgré la crise économique et les désordres financiers mondiaux, doit pouvoir espérer des nouvelles rassurantes de sa justice enfin mise au diapason des hautes ambitions que nourrit S.M. le Roi pour sa Nation.

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