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Mardi 09 Juin 2026
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«Jam Salam» réinvente le fleuve Saint-Louis

● Durant six jours, 7 artistes marocains et sénégalais se sont réunis à Saint-Louis pour croiser leurs regards autour du fleuve Sénégal. Une initiative artistique pour la promotion du dialogue et de l’échange entre deux cultures différentes.
● Une résidence d’artistes regroupant Mounat Charrat (peintre), Fatou Kande Senghor (photographe et cinéaste), Mohamed Mourabiti (peintre), El Haj Adama Keita (sculpteur), Saad Tazi (photographe), Ngoor (peintre et sculpteur), Abla Ababou (romancière) en marge de la Biennale des arts de Dakar qui se déroule jusqu’au 10 juin prochain.

«Jam Salam» réinvente le fleuve Saint-Louis
Les artistes participants présenteront leurs visions autour d’une histoire commune.

Pour l’édition 2012, l’exposition « Jam Salam » veut initier un dialogue fructifiant entre différentes cultures. Et c’est à travers ce carrefour culturel et spirituel que représente la ville de Saint-Louis que sept artistes issus de différents horizons ont fait le pari de créer des œuvres variées autour du fleuve mythique de Saint-Louis. En marge de la Biennale des arts de Dakar (off de Saint-Louis) qui a lieu jusqu’au 26 mai, ces derniers présenteront leurs œuvres lors d’une exposition dont le vernissage officiel a eu lieu le 16 mai à 19h dans la ville de Saint-Louis. Interrogés sur l’origine de ce projet, les organisateurs expliquent : « C’est tout naturellement que cette idée a trouvé son chemin par les entrelacs des amitiés nouées au Sénégal comme au Maroc. Sur le fil de cette aventure, nous voici partis à rêver ensemble notre avenir, à l’imaginer si contemporain et si ancien, si proche et si loin.

Ce fleuve nous transporte vers des contrées que vont nous conter à Ndar, Saad Tazi, Fatou Kandé Senghor, Adama Keita, Mohamed Mourabiti, Abla Ababou, Ngoor, et Mounat Charrat, allant ainsi vers « l’autre », par la peinture, la sculpture, la photographie et l’écriture. Un projet de grande envergure qui se veut fédérateur autour de l’art et de la création. En quête d’une identité africaine commune, les artistes participants présenteront leurs visions autour d’une histoire commune. À ce stade, Mouna Charrat, peintre, dont le travail oscille entre légèreté et gravité, indique que « c’est un jeu d’allers et retours, de spirales ascendantes et descendantes, de flèches qui ont un sens et des contresens, de lourdes pierres chargées de mémoire qui flottent en suspension, comme le temps du jeu en opposition au temps réel ».

Mohammed Mourabiti, quant à lui, insiste sur la nécessité de l’art comme vecteur de développement de l’humanité. « C’est aussi l’une des rares choses qui puisse rester libre et pousser au dépassement de soi », a-t-il ajouté. Fondateur de la résidence d’artistes et espace d’art Al Maqam à Tahannaout, au coeur des montagnes du Haut Atlas, Mourabiti emploie aujourd’hui une trentaine de jeunes de la région et fait de son espace un haut lieu de rencontres d’artistes nationaux et internationaux. L’artiste, photographe et anthropologue Sâad Tazi voit dans cette rencontre une occasion de se recueillir : « Peu importe la destination, peu importe la géographie. Peu importe le temps. Ce qui compte, c’est le voyage. Au-delà des continents, au coin de la rue ou encore simplement dans la tête », déclare-t-il. À noter que les oeuvres, fruit de cette expérience, seront l’objet d’une vente aux enchères au profit de la Fondation Saint-Louis for Africa à destination d’un projet humanitaire.

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