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Mardi 09 Juin 2026
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Les femmes cinéastes sous les projecteurs

Un hommage posthume a été rendu à Nouzha Drissi en ouverture de la 6e édition du FIFFS.
Un autre hommage fut rendu à l’actrice égyptienne Taiseer Fahmy qui a mis en valeur les efforts de cette artiste pour l’épanouissement de la gent féminine.

Les femmes cinéastes sous les projecteurs
Le Festival offrira à la ville de Salé une ambiance festive.

Le Festival international du film de femmes de Salé revient dans sa sixième édition avec un riche programme en productions cinématographiques d’ici et d’ailleurs et d’autres activités en parallèle. Une opportunité pour la ville de Salé et ses cinéphiles de découvrir les plus récents films et d’approcher le monde cinéma avec ses femmes et ses hommes, et ce, comme l’a signalé, Noureddine Lazrak, maire de Salé, grâce aux efforts de l’Association Bouregreg qui nous permet d’apprécier le riche menu de ce Festival international. «Nous sommes fiers de cette manifestation qui donne un souffle de fraîcheur culturelle à la ville», renchérit-il.


La cérémonie d’ouverture en a fait partie puisqu’elle a offert une ambiance festive à un quartier populaire qui n’a pas l’habitude de voir défiler de très près des artistes aussi connus du petit et grand écran. Des moments de bonheur pour cette population et pour les artistes eux-mêmes qui découvrent tout l’amour que leur porte leur public. Les invités du festival ne manquent pas, eux aussi, d’exprimer leur joie quant à l’accueil que leur réservent organisateurs et public.
Cette présence publique constitue, en effet, l’un des ingrédients pour réussir ce genre d’événements en dehors du choix méticuleux des films à projeter. «Nous avons tenu à faire une sélection minutieuse aussi bien sur les films que sur les membres du jury. Les femmes de cette année sont toutes des personnalités très connues dans le domaine. Nous voulons à travers ce festival instaurer une plate-forme cinématographique qui puisse permettre à cette manifestation de prendre sa place dans des festivals du cinéma», souligne Noureddine Chemaou, président du FIFFS et de l’Association Bouregreg, lors de la cérémonie d’ouverture.
Celle-ci a été marquée par l’hommage émouvant rendu à la défunte Nouzha Drissi, initiatrice du festival du film documentaire d’Agadir. Des moments très touchants vécus par la salle à travers le témoignage de son ami Réda Benjelloun.


«Nous sommes nombreux à avoir connu Nouzha. Elle avait cette qualité d’offrir des moments uniques à tout instant et avec tout le monde. Elle avait beaucoup d’amis. Sa passion pour le cinéma et pour le film documentaire a fait que nos chemins se sont croisés un jour. Elle voulait que ce festival soit un vecteur de réconciliation avec le public, son vécu, son histoire et son identité», se remémore l’homme des médias, Réda Bejelloun, sans oublier de saluer toutes les personnes qui ont pris le relais après Nouzha pour garder cette fibre vivante.


Un autre témoignage était celui de sa sœur qui n’a pu retenir ses larmes, mais tout en gardant la force pour aller jusqu’au bout et dire tout ce qu’elle ressent pour sa chère sœur, la militante qui se donnait corps et âme pour son travail sans jamais oublier les valeurs de la famille. Un autre hommage fut rendu à l’actrice égyptienne Taiseer Fahmy, présentée par le réalisateur Ahmed Ali Majdi qui n’a pas manqué d’éloges envers cette actrice militante qui s’est toujours battue pour la liberté de la femme et son épanouissement. 23 films et plus de 100 séries lui ont valu cette reconnaissance dans un festival de films de femmes. «Je suis vraiment honorée par cette invitation et cet hommage. Je suis sûre que ce festival de cinéma de la femme jouera un rôle pour son épanouissement et la mise en valeur de son travail et ses efforts dans tous les domaines». La cérémonie d’ouverture fut suivie par la projection du film «Almanya» réalisé en 2012 par Yasmine Samdereli.

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