15 Mai 2012 À 15:45
Ce forum a été l’occasion de découvrir les innovations entreprises par l’académie dans des domaines variés, de prendre du recul sur les initiatives entreprises, et de se concentrer sur les perspectives d’avenir avec l’étroite collaboration de spécialistes du domaine, notamment des gestionnaires, chercheurs et éducateurs, visant l’émergence de réflexions et de propositions d’amélioration pour garantir un impact positif de ces outils sur l’éducation. Cette initiative a suscité la satisfaction du ministre de l’Éducation qui l’a saluée fortement, tout en insistant sur la nécessité de s’intéresser à ces nouvelles technologies et les introduire dans les établissements scolaires et universitaires.
«L’accès à la vie générale de nos jours ne peut se faire indépendamment de ces nouvelles technologies. Ce sont les outils des générations à venir auxquels nous devons porter un très grand intérêt. Je félicite l’AREF pour cette initiative qui bénéficiera du soutien du ministère de l’Éducation», a-t-il exprimé. De sa part, Tijania Fertate, présidente de l’AREF, a souligné que l’initiative de ce forum est décisive dans le champ de l’éducation et de la formation qui est très «fertile et qui évolue à un rythme rapide». Pour elle, cette évolution «exige» l’introduction et l’utilisation des TIC. Elle affirme que ceci n’est encore pas chose aisée, mais qui est, tout de même «obligatoire» afin de pouvoir s’adapter avec «le nouveau mode de vie qu’elles impliquent».
Pour elle, il est primordial que tout le monde soit conscient de l’opportunité qu’offrent les TIC dans l’action pédagogique. Par conséquent, leur introduction devrait «enclencher une réflexion et concertation entre toutes les parties prenantes, sur la nécessité de l’intégration pertinente et efficace en classe et dans toutes les actions pédagogiques. Mais aussi s’interroger sur les mécanismes et moyens adéquats pour faire en sorte que les TIC soient des passerelles vers un projet pédagogique assurant un enseignement d’équité et de qualité», a-t-elle conclu.Pour sa part, Mohammed Taj, directeur général d’HP Maroc a souligné que «renouveau pédagogique» et «NTIC», bien qu’étant apparemment deux notions totalement différentes, elles sont indissociables.
«L’éducation ne peut pas être réussie et aller de l’avant sans les NTIC», a-t-il insisté. Et pour la bonne exploitation de ces dernières, «il ne faudrait pas dissocier les moyens utilisés des objectifs dictés par les contenus et des programmes», a-t-il expliqué. Au contraire, il faudrait prendre en considération les particularités de l’environnement pédagogique susceptible de faciliter l’intégration réussie des nouvelles technologies. Sans oublier la mise des élèves en situation de projet et de recherche en leur «assurant une formation leur facilitant l’accès à ces technologies».
Samir Benmakhlouf, directeur général de Microsoft, partage le même avis des deux intervenants qui l’ont précédé. À cet égard, il a mis l’accent sur l’expérience marocaine «réussie» en matière d’introduction des TIC dans le système éducatif, rappelant que le Royaume s’est lancé, ces dernières années, dans un programme ambitieux baptisé «Généralisation des technologies de l’information dans l’enseignement» (GENIE) et qui vise la généralisation des technologies de l’information et de la communication pour leur intégration dans le système d’éducation et de formation. Cette première édition du Forum a connu la signature de la convention entre HP et L’AREF de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.