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Mercredi 10 Juin 2026
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Remaniement ministériel : l’Istiqlal persiste et signe

Un mémorandum préparé par l’Istiqlal sur le remaniement ministériel et la charte de la majorité sera présenté à la coalition gouvernementale après l’adoption du projet de loi de Finances.

Remaniement ministériel : l’Istiqlal persiste et signe
Le nouveau chef de file des Istiqlaliens mène la vie dure au chef du gouvernement.

Les Istiqlaliens tiennent au remaniement ministériel. Les instances dirigeantes du Parti de l’Istiqlal s’attèlent à la tâche depuis quelques semaines. Les amis de Hamid Chabat ont déjà préparé un mémorandum qui sera présenté à la majorité gouvernementale juste après l’adoption du projet de loi de Finances au Parlement. C’est ce qu’assure au «Matin» le jeune dirigeant istiqlalien Abdelkader El Kihel. Il estime que le changement est «nécessaire et justifié». La démarche istiqlalienne s’appuie sur deux éléments : l’évaluation du bilan du gouvernement et les mécanismes de coordination de la majorité. L’appel est lancé également pour réformer la charte de la majorité qui a été signée en grande pompe par les chefs de file de la coalition gouvernementale à la veille de la formation de l’équipe Benkirane.

Le document n’est pas apprécié par la nouvelle direction istiqlalienne qui veut un nouveau pacte qui stimulerait la majorité et coordonnerait mieux les actions de ses ministres. Pour El Kihel, à l’heure actuelle, les ministres ne travaillent pas en tant que politiciens, mais en tant que technocrates. Aussi, faut-il remédier, selon lui, à cette situation afin de donner un nouveau souffle à l’action gouvernementale. Le remaniement exigé par l’Istiqlal toucherait la structure, l’organisation et le nombre des membres de l’équipe gouvernementale. «Le gouvernement est appelé à bénéficier du statut renforcé que lui confère la nouvelle Constitution. Il doit revoir sa méthode de travail.

Il n’est plus permis de continuer à travailler selon une cadence trop faible par rapport aux attentes des Marocains», relève El Kihel. Il faut dire que la demande de remaniement ministériel a été formulée par bon nombre de militants istiqlaliens à quelques semaines seulement de la formation du gouvernement. Ils étaient nombreux au sein du parti de la balance à ne pas avoir apprécié les profils qui ont été choisis pour le gouvernement au nom de l’Istiqlal. À cela s’ajoute l’absence des ministres istiqlaliens des grands débats politiques au moment où ceux du PJD étaient fort présents. Aujourd’hui, la nouvelle direction de l’Istiqlal espère un remaniement qui ne concernerait pas que ses ministres, mais la globalité de l’exécutif. Le secrétaire général Hamid Chabat avait souligné, à plusieurs reprises, l’intérêt qu’on doit accorder à ce niveau-là aux profils féminins.

Les prochaines semaines s’annoncent décisives. En tout cas, sur le plan officiel, rien n’est encore fait. Pour le dirigeant du Mouvement populaire Mohamed Moubdiaa, ce sujet n’a pas été discuté au niveau de l’instance de la coordination de la majorité. Il estime que le gouvernement peut redéfinir ses priorités afin de s’adapter aux changements internationaux. «À mon avis, vu comment le gouvernement gère ses dossiers, et compte tenu des atouts de chaque secteur et des attentes de la population, le gouvernement peut procéder à la redéfinition de son organigramme en révisant quelques portefeuilles en vue de redynamiser l’action gouvernementale.

Mais ce n’est pas une priorité. Cette discussion peut être entamée en mars», précise-t-il. Pour le moment, le Mouvement populaire compte faire le bilan du rendement de ses ministres. Une rencontre sera organisée la semaine prochaine entre le groupe parlementaire de la mouvance et les responsables gouvernementaux du parti. L’heure est au bilan pour corriger les dysfonctionnements et réfléchir aux perspectives d’avenir.

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