16 Mai 2012 À 18:10
Le document souligne l’évolution politique majeure au Maroc à la faveur de l’adoption en juillet 2011 de la nouvelle Constitution, la tenue des élections législatives anticipées et la formation d’un gouvernement démocratiquement élu et en toute transparence.Il indique, à cet égard, que la nouvelle Constitution instaure une séparation des pouvoirs en renforçant le rôle du Parlement et du Chef du gouvernement, officialise la langue amazighe, intègre les droits et libertés fondamentaux de la citoyenneté et consacre les principes d’une régionalisation avancée. Le document met aussi l’accent sur la résilience de l’économie marocaine face à la crise internationale, grâce aux politiques macroéconomiques prudentes engagées par le Royaume et à la mise en œuvre des réformes structurelles, en harmonie avec les objectifs du Plan d’action sur la mise en œuvre de la PEV.
Dans le domaine social, le rapport relève que le Maroc a poursuivi la mise en œuvre des réformes et consacré dans la loi de Finances 2011 un budget important à ce secteur (41%), notant toutefois que les «besoins réels du pays restent considérables». L’UE recommande, à ce propos, au Maroc de procéder à la réforme de la caisse de compensation afin de contenir, à terme, le niveau d’endettement du pays tout en assurant un meilleur ciblage des populations les plus défavorisées. Le rapport revient, par ailleurs, sur la mise en place de l’Instance nationale de la probité et de lutte contre la corruption, invitant le gouvernement marocain à lutter résolument contre ce fléau qui constitue toujours un problème majeur.En ce qui concerne les droits de l’Homme, le document fait état de la levée par le Maroc de toutes les réserves à la Convention de l’ONU sur l’élimination de toutes les discriminations à l’égard des femmes et de l’obtention du Parlement marocain du statut de «Partenaire pour la démocratie» auprès de l’Assemblée parlementaire du conseil de l’Europe qui renforce la crédibilité des réformes entreprises par le Royaume.Par ailleurs, l’UE rappelle dans ce rapport le lancement en octobre dernier du dialogue sur la migration, la mobilité et la sécurité, afin de mettre en place des conditions à la fois fluides et plus sûres pour la migration et la mobilité des citoyens européens et marocains.
Elle souligne aussi les avancées enregistrées dans les négociations sur le commerce des services et le droit d’établissement, l’alignement progressif du Maroc sur les règles de l’UE dans le domaine sanitaire et phytosanitaire, notant que l’objectif à moyen terme demeure l’établissement d’un accord de libre-échange approfondi et global.À rappeler que l’enveloppe financière de l’IEVP allouée au Maroc dans le cadre du Programme indicatif national 2007-2010 s’élève à 654 millions euros. En 2010, la Commission a adopté le programme indicatif national 2011-2013 pour le Maroc doté d’un budget de 580,5 millions d’euros. Ce programme vise essentiellement à financer des projets dans le secteur social, à soutenir la modernisation de l’économie, à renforcer les réformes institutionnelles et à promouvoir les droits de l’Homme.