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La machine de guerre d’Assad tourne à plein régime

Les victimes civiles continuent de tomber sous les assauts meurtriers des forces de sécurité.

04 Mai 2012 À 18:34

Au moins neuf civils ont été tués vendredi par les tirs des forces de sécurité dans plusieurs régions de Syrie, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).Trois civils ont été tués par des tirs des forces régulières sur leur voiture à Hama (centre), un haut lieu de la contestation, tandis que trois autres civils ont péri sous les balles des troupes et de tireurs embusqués dans la région de Homs (centre), selon l’OSDH. À Alep, deuxième ville de Syrie située dans le Nord, un homme, sa femme et leur enfant ont péri avant l’aube par des tirs des «chabbiha», les milices loyales au régime, a ajouté l’ONG. Par ailleurs, les corps de trois personnes arrêtées il y a quelques jours par les services de sécurité ont été retrouvés au milieu des fermes de Jabal al-Zawiya, dans la région d’Idleb (nord-ouest), selon la même source.

Les militants anti-régime ont appelé, comme chaque vendredi, à des manifestations après la prière à travers le pays pour affirmer leur attachement à la révolte contre le régime de Bachar al-Assad. La journée de jeudi dernier a été marquée par une brutale attaque des forces de sécurité contre la cité universitaire d’Alep qui a fait quatre morts parmi les étudiants. Ce drame a poussé la France à réagir vigoureusement, condamnant «avec force l’assassinat de quatre étudiants de l’université d’Alep». Selon le Quai d’Orsay, la France constate «de nouveau que Damas ne respecte pas ses engagements et poursuit la répression» et exige «une nouvelle fois l’application immédiate et intégrale» des dispositions prévues par le plan en six points de l’envoyé spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe, Kofi Annan, a souligné un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

«La pleine coopération du régime syrien avec M. Kofi Annan, ainsi qu’avec la Mission d’observation des Nations unies en cours de déploiement, constitue une obligation internationale en vertu des résolutions 2042 et 2043 du Conseil de sécurité des Nations unies», a-t-il rappelé lors d’un point de presse.Jeudi dernier, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, avait réitéré à M. Annan, lors d’un entretien téléphonique, «le plein soutien de la France à ses efforts et l’urgence du déploiement intégral des observateurs dont rien ne doit entraver la liberté d’action», selon le Quai d’Orsay.

«Si Damas persiste à violer ses engagements, la communauté internationale, y compris le Conseil de sécurité, devra en tirer les conséquences», a conclu le porte-parole de son département.  Les violences se poursuivent malgré le déploiement depuis le 16 avril des premiers observateurs de l’ONU chargés de surveiller l’application d’un cessez-le-feu violé quotidiennement depuis son entrée en vigueur le 12 avril. Depuis le début de la contestation, plus de 11.100 personnes, en majorité des civils, ont péri dans les violences, selon l’OSDH.

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