Une embuscade menée, hier, par la rébellion syrienne a fait quinze morts dans les rangs des forces de sécurité dans la province septentrionale d’Alep, rapporte l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme (OSDH).
L’observatoire, organisation pro-opposition, a précisé que deux colonels de l’armée régulière ont péri lors de l’attaque, ainsi que deux insurgés.
Ces violences constituent un nouveau viol du cessez-le-feu, en vigueur depuis le 12 avril dernier, mais qui ne semble pas en mesure de mettre fin aux hostilités entre les partisans du président Bachar al-Assad et les rebelles. Sur un autre registre, un responsable des Affaires humanitaires de l’ONU effectuait, depuis hier, une visite en Syrie pour «coordonner» son action avec le gouvernement en vue d’aider un million de personnes touchées par les violences qui secouent le pays depuis plus de 13 mois.
Philippe Lazzarini devait rencontrer, hier, le vice-ministre des Affaires étrangères, Fayçal Meqdad, et discuter également avec le chef du Croissant-Rouge syrien Abdel Rahmane Attar pour «coordonner l’action avec le gouvernement syrien au sujet des besoins humanitaires et de la distribution» de l’aide, selon le porte-parole de l’ONU à Damas, Khaled Masri.
En mars, l’ONU avait participé à une mission d’évaluation de la situation humanitaire organisée par le gouvernement de Damas. En avril, les Affaires humanitaires des Nations unies avaient dit attendre le feu vert de Damas pour lancer un vaste plan humanitaire destiné à aider un million de personnes en Syrie pendant six mois. Pour financer son plan, l’ONU a dit avoir besoin de 180 millions de dollars (136,4 millions d’euros), en plus des 84 millions de dollars déjà demandés pour aider les réfugiés.
Avec agence
