Menu
Search
Mardi 09 Juin 2026
S'abonner
close

Croissance nulle dans la zone euro

Selon une première estimation officielle grecque, le PIB a plongé de 6,2% au premier trimestre 2012.

Croissance nulle dans la zone euro
La croissance sera le thème principal du dîner qui réunira les dirigeants européens à Bruxelles le 23 mai.

La zone euro a affiché une croissance nulle (0,0%) au 1er trimestre 2012 après une baisse de son PIB de 0,3% au trimestre précédent, selon l’office européen de statistiques, Eurostat. Ce chiffre meilleur que prévu par les analystes (-0,2%) permet à la zone euro d’échapper de justesse à la récession, qui est constatée lorsque le PIB se contracte pendant deux trimestres consécutifs. Cela aurait été la seconde phase de récession en trois ans pour l’Union monétaire, revenue à la croissance au troisième trimestre 2009.

Mais ce chiffre cache des disparités entre pays de la zone euro.
«La région reste très dépendante de l’Allemagne, où l’activité a progressé plus que prévu avec +0,5%» au premier trimestre, souligne Jennifer McKeown, de Capital Economics. L’Autriche a pour sa part enregistré une croissance de 0,2% au premier trimestre. Les chiffres sont en revanche beaucoup moins bons pour la France (0%), les Pays-Bas (-0,2%), l’Espagne (-0,3%) et surtout l’Italie, où le PIB a enregistré une contraction de 0,8% alors que les analystes tablaient sur un recul de 0,6%. Et «ceux de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande, pas encore disponibles, révéleront probablement des contractions encore plus fortes», selon Jennifer McKeown.

Selon une première estimation officielle grecque, le PIB a plongé de 6,2% au premier trimestre 2012.
Ces chiffres devraient alimenter le débat sur la croissance en Europe, sujet qui s’est imposé peu à peu face à toute austérité, notamment sous l’impulsion du nouveau président français François Hollande.
Ce dernier devrait aborder le sujet mardi lors de sa rencontre à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel.

La croissance sera aussi le thème principal du dîner qui réunira les dirigeants européens à Bruxelles le 23 mai. Le chef de l’Etat grec, Carolos Papoulias, s’est dit «effrayé» par le «danger» que l’instabilité politique fait peser sur la Grèce, selon les actes publiés mardi d’une rencontre avec les chefs des trois principaux partis.
Recevant dimanche les dirigeants conservateur, socialiste et de la gauche radicale dans une tentative avortée de leur faire conclure un accord gouvernemental, M. Papoulias leur a souligné que «le danger est réel» pour le pays, selon ces documents officiels. Alors que l’impasse pour doter le pays d’un exécutif se poursuit, à l’issue des élections du 6 mai qui n’ont donné la majorité à aucun parti et ont rejeté les politiques d’austérité, M. Papoulias devait à nouveau réunir les protagonistes politiques pour tenter d’arracher leur accord à un cabinet «de personnalités» qu’il a proposé en dernier recours lundi soir.

Lisez nos e-Papers